La traversée du lac Témiscamingue : L’aventure au féminin

·2 min read

Le 20 février dernier, Julie Boisvert et Malie Lessard-Therrien ont commencé leur traversée du lac Témiscamingue en ski de randonnée. « Nos objectifs étaient d’avoir du fun, explorer le Lac Témsicamingue en ski, et d’expérimenter une expédition d’hiver en autonomie » nous a-t-elle déclaré Malie Lessard-Therrien. Les deux jeunes femmes ont parcouru une une distance de 35 km qui relient Haileybury à la pointe du Vieux-Fort/Obadjiwan en ski. « Cette traversée nous a permis de découvrir le lac Témiscamingue sous un autre jour, soit pendant la saison hivernale, mais aussi de repousser mes limites en termes d'endurance sportive et de camping sauvage dans le froid, également, de vivre une expérience intime avec la nature » nous fait savoir madame Julie Boisvert.

Repoussées les limites

Pour Lessard-Therrien, cette traversée était une occasion de connaitre une meilleure gestion de la chaleur, l’humidité, le camping d’hiver, mais surtout une nouvelle expérience de plein air et avoir repoussé mes limites. « Je souhaiterais inspirer les témiscamiens de tous âges à partir à l'aventure ici, au Témiscamingue, et à apprécier les paysages grandioses que ce territoire nous offre » souligne madame Boisvert.

Le froid, ce principal défi

Cette première tentative qui ouvre la porte à d'autres défis d'hiver dans la région reste plein de défis. « L’un de nos très grands défis était de garder notre chaleur lors du trajet, les vents forts, la difficulté de trouver du bois pour le feu le soir, la noirceur qui tombe tôt et les bris de quelques matériels en chemin » exprime Malie Lessard-Therrien. « Le froid était notre principal défi, car accomplir les tâches les plus simples comme cuisiner et dormir était très ardu lorsqu'il fait très froid. La charge de matériel à porter dans le traîneau rend les déplacements difficiles. Ce fût un bel exercice pour repousser nos limites physiques » témoigne Julie Boisvert.

L’instabilité de la glace

Les deux aventurières qui aiment être dehors et profiter de la nature ont prévues toutes les contraintes possibles et les risques à gérer. « L'instabilité de la glace du lac Témiscamingue nous a déjà forcées à revoir la longueur de notre itinéraire à la baisse, puisque la glace n'est pas solide et stable au sud du Vieux-Fort. Nous avions également pris très au sérieux, les conditions météorologiques intenses comme le vent ou les blizzards » a conclu madame Boisvert.

Moulay Hicham Mouatadid, Initiative de journalisme local, Reflet Témiscamien (Le)