La Ville de Sept-Îles veut favoriser les projets de transformation de l'aluminium

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C'est dans le cadre de la consultation menée par le ministère de l'Économie et de l'Innovation du Québec pour la mise à jour de la stratégie québécoise de développement de l’aluminium que la Ville de Sept-Îles a déposé un mémoire pour faire connaître ses attentes.

Le document qui a été rédigé en collaboration avec Développement Économique Sept-Îles et le Cégep de Sept-Îles, comporte neuf recommandations qui pourrait permettre à la région de Sept-Îles de participer au positionnement du Québec comme étant un leader mondial dans le créneau de l'aluminium.

Selon Chantal Pitt, présidente de Développement Économique Sept-Îles, la région comporte plusieurs atouts stratégiques comme son port, sa main-d'œuvre qualifiée et sa proximité avec les sources d'énergies hydroélectriques pour être un joueur important dans la filière de l'aluminium.

Pour le maire de Sept-Îles, Réjean Porlier, l'une des priorités est de favoriser les projets de transformation. Selon lui, certaines régions possèdent des incitatifs pour effectuer ce type d'opération. Il affirme: « Absolument rien ne peut justifier que la Côte-Nord continue d’être exclue des programmes avantageux consentis à d’autres régions pour transformer l’aluminium ». Il souhaite donc que toutes les régions du Québec évoluent dans les mêmes conditions et aient les mêmes moyens pour développer leur filière de l'aluminium.

L'industrie de l'aluminium est importante sur la Côte-Nord alors que la région produit près de 35 % de l’aluminium de première fusion. De plus, la Ville de Sept-Îles a sur son territoire l'Aluminerie Alouette qui est la plus grande usine d'aluminium des Amériques.

Parmi les recommandations, il est question de permettre aux institutions scolaires de la région d'offrir les formations nécessaires pour répondre aux besoins en main-d'œuvre spécialisée de l'industrie de l'aluminium.

Vincent Berrouard, Initiative de journalisme local, Le Nord-Côtier