" L'amour crisse" Maison Simonne-Monet-Chartrand

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Depuis quelques semaines, c’est une campagne de solidarité sur fond de blasphème, au profit de la Maison Simonne-Monet-Chartrand (MSMC), à Chambly, et des victimes de violence conjugale, qui fait beaucoup jaser au Québec.

Les mots « L’amour crisse » tels que prononcés par la comédienne Louise Latraverse à l’émission En direct de l’univers, sur Radio-Canada le 31 décembre dernier, ont ému le Québec.

C’est la réponse très spontanée qu’elle a donnée à l’animatrice France Beaudoin après que celle-ci ait demandé à ses invités ce que la COVID-19 ne réussirait pas à leur prendre. Devenu viral, ce slogan a été repris pour la campagne du même nom et la vente de chandails au profit de la MSMC, que plusieurs vedettes, comme Guylaine Tremblay, ont portés en témoignage de leur solidarité.

L’amour au centre de tout

Les fonds amassés grâce à la vente de ces t-shirts et chandails à capuchon, qu’il est possible de se procurer sur le site petitegazelle.com, serviront à financer des services aux femmes qui vivront dans la future maison de « deuxième étape » de la MSMC. En entrevue avec le journal, sa directrice générale, Hélène Langevin, explique que c’est lors du tournage de l’émission Et si on se levait, auquel elle a participé, que l’idée de cette campagne a émergé.

« On est tous tombés en amour. On a aussi parlé de l’importance de l’amour en maison d’hébergement. Interpellée par la cause puisque la Maison l’a aidée à élever son enfant, Louise Latraverse était partante pour que l’on reprenne ses paroles, et l’idée des chandails est partie de là. »

Les effets du couvre-feu

Mme Langevin aborde également la situation des victimes de violence conjugale sous l’angle du couvre-feu. « Le couvre-feu rajoute une peur supplémentaire. Beaucoup de situations de violence conjugale et d’appels aux policiers se passent la nuit. On reçoit beaucoup d’appels de femmes en détresse, dont les occasions de fuir en l’absence du conjoint semblent réduites par le fait qu’il est plus souvent à la maison.

Il est bien important de rappeler aux victimes de violence conjugale qu’elles peuvent quitter leur domicile en tout temps pour fuir le danger. Il ne faut pas s’empêcher de quitter le domicile par peur d’avoir une amende à cause du couvre-feu, les policiers vont comprendre. », assure Hélène Langevin, directrice générale à la MSMC.

Chloé-Anne Touma, Initiative de journalisme local, Le Journal de Chambly