Lancer une entreprise de design à 20 ans: le parcours de Camille Sauvageau

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À l’âge de 20 ans, Camille Sauvageau a pris son courage à deux mains et a lancé sa propre entreprise de design d’intérieur à Dolbeau-Mistassini. Près de trois ans plus tard, la jeune femme accumule les réalisations de projets et ne compte pas s’arrêter là, alors que son agenda affiche déjà complet jusqu’en mars.

L’idée de mettre sur pied son entreprise de design a émergé dans la tête de l’Abitibienne d’origine, mais qui a déménagé avec sa famille à Dolbeau-Mistassini à l’âge de 14 ans, lorsqu’elle amorçait ses études au Cégep François-Xavier Garneau en design d’intérieur, en 2017. Des entrepreneurs du domaine étaient venus donner des conférences sur leur parcours et même si elle ne savait pas encore comment, la jeune femme avait la ferme intention de lancer sa propre entreprise.

Après ses études, Camille souhaitait faire un retour dans sa région, pour toutes sortes de raisons, financières, amoureuses et autres. Elle a d’abord travaillé dans une quincaillerie, ce qui lui permettait de toucher un peu au milieu de la décoration, mais a rapidement vu qu’elle souhaitait en faire plus.

Elle a pris quelques mois pour préparer sa marque et s’est lancée. En février 2018, Camille Sauvageau — Design d’intérieur voyait le jour. « Au fond de moi, je savais qu’il y avait quelque chose à faire, ici, à Dolbeau-Mistassini. Je sais que si je restais à Québec, je ne me serais pas lancée, il y avait trop de compétition, ça aurait été plus difficile de me tailler une place. J’ai décidé de me lancer ici, et ç’a bien été », se réjouit-elle.

La croissance de l’entreprise s’est faite assez rapidement. « Pour commencer, j’ai fait beaucoup de petits projets, et bien sûr j’ai commencé surtout avec des contrats pour ma famille. Toutefois, l’avantage de commencer dans une petite ville c’est que ton nom circule vraiment rapidement. En un an, un an et demi, j’étais déjà bien connue », relate la designer d’intérieur, dans un entretien par visioconférence avec Le Quotidien.

En choisissant de s’établir à Dolbeau-Mistassini, la jeune entrepreneure n’avait pas beaucoup de compétition, ce qui faisait qu’elle était appelée à travailler sur des projets dans sa ville, mais aussi dans les villes avoisinantes, comme Roberval et même Chicoutimi.

Avec son jeune âge, les clients de la designer voyaient qu’elle pouvait apporter de nouvelles idées modernes pour leur décor, ce qu’ils appréciaient. Sa présence sur les réseaux sociaux a aussi attiré l’attention de plusieurs clients potentiels.

Plusieurs services Les rénovations majeures sont vraiment ce qui occupe le plus de temps de Camille. Elle fait de tout, de la rénovation de cuisine, salle de bain, construction neuve, la designer a aussi touché à quelques projets commerciaux. Elle se charge par exemple de la modélisation 3D, de la réalisation de différents types de plans, du magasinage ou encore de la gestion et des suivis des travaux.

La pandémie a eu des conséquences sur bien des domaines, mais pour celui de design, elle n’a pas nui. « Depuis la pandémie, j’ai remarqué que les gens ne veulent pas juste refaire leur cuisine, ils sont motivés à s’embarquer dans de gros projets. Ils veulent être bien chez eux », explique-t-elle. Ce sont donc des projets qui demandent plus de temps à la designer, ce qui fait qu’elle peut en prendre moins à la fois.

Elle offre aussi un service de e-design, en ligne, qui permet à des gens de n’importe où au Québec de recevoir un coup de pouce au niveau de leur aménagement intérieur. Elle donne des conseils qui touchent autant le mobilier, la décoration, et plus encore, pour guider clairement le client dans ses achats.

La jeune femme travaille maintenant avec une technicienne en architecture, ce qui lui permet d’offrir plus de services. Elle aimerait, au cours des mois et des années à venir, continuer à agrandir son équipe. Toutefois, si la quantité de projets reste la même, elle en sera bien heureuse.

« Je veux toujours avoir du plaisir dans ce que je fais, continuer d’être passionnée par tous les projets, parce qu’ils sont tous uniques et tous intéressants. Je veux aussi toujours travailler à l’évolution de l’entreprise », admet-elle.

Myriam Arsenault, Initiative de journalisme local, Le Quotidien