Langues officielles : Le commissaire Théberge interpelle le fédéral sur ses obligations en situation de crise

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local
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Dans un nouveau rapport, le commissaire aux langues officielles dit avoir reçu des constats de plus de 2000 citoyens et une centaine de plaintes dont 72 font l’objet d’une enquête au sujet des problèmes liés aux langues officielles pendant la pandémie de Covid-19.

Les plaintes jugées recevables portent essentiellement sur l’absence de communications ou de prestation des services dans les deux langues officielles au gouvernement et la langue de travail des fonctionnaires fédéraux dans les régions dites bilingues.

« Lors des situations d’urgence ou de crise, beaucoup d’institutions fédérales choisissent de diffuser une réponse immédiatement dans une langue seulement parce que le processus de traduction est jugé trop long. Procéder ainsi augmente les risques pour les membres du public et le personnel qui ne parlent pas la langue de la majorité », constate le commissaire dans son rapport.

Le rapport intitulé « Une question de respect et de sécurité : l’incidence des situations d’urgence sur les langues officielles » expose la préoccupation des Canadiens au sujet des communications des gouvernements depuis le début de la pandémie. Ils disent ne pas avoir accès aux informations dans la langue de leur choix.

Le commissaire Raymond Théberge recommande au bureau de la traduction « d’élaborer et de mettre en œuvre un plan d’action » visant à faciliter la rédaction et la diffusion simultanée des communications d’urgence de qualité égale dans les deux langues officielles. Il appelle également à la révision des plans et procédures de chaque agence et ministère pour assurer des communications bilingues dans un délai de 18 mois.

Le commissaire aux langues officielles avait déjà souligné « les failles » dues à la pandémie de Covid-19 dans son rapport annuel publié fin septembre. Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada avait salué les recommandations de précédent rapport, insistant sur la nécessité de réformer les lois pour sauvegarder les droits des citoyens lésés dans les communications officielles et les relations de travail.

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local, Le Canada Français