Le développement au cœur des plans de la MRC de Minganie en 2021

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La COVID-19 continue – sans surprise – de malmener les plans de développement économique pour 2021 de la municipalité régionale de comté (MRC) de Minganie.

« Nos obligations liées à la pandémie ralentissent un peu le processus », avoue d’emblée le préfet Luc Noël. « En 2020, on a quand même été capables de donner un service à nos entreprises, à nos municipalités et aux citoyens malgré tous les imprévus. 2021 s’enligne dans le même sens. »

Sur la table à dessin de la MRC, le thème du développement est esquissé de gauche à droite. Le plan stratégique de développement économique, adopté en 2019, dessine les orientations du conseil minganien.

Le tourisme a la belle part des visées de la MRC. « On va continuer de tenter de le développer en fonction de l’affluence qu’on a connue l’an passé. On mise sur l’accessibilité et l’amélioration au territoire par des infrastructures », déclare M. Noël, en précisant que le prolongement de la route 138 en Basse-Côte-Nord est un enjeu à suivre de près.

Le désenclavement de la Minganie, voire de la Côte-Nord, l’amélioration du transport et des coûts afférents et la mise à niveau du réseau de télécommunications sont des ritournelles dans la bouche du préfet, mais c’est que tous ces dossiers rejoignent le plan stratégique de développement économique de la MRC. « On continue de frapper sur le même clou pour aider nos entrepreneurs et nos citoyens à développer notre région », explique le préfet.

Pour bonifier le tourisme, Luc Noël table aussi sur son projet de traverse maritime entre la Côte-Nord et la Côte-Sud avec un arrêt à l’île d’Anticosti, déposé dans le cadre de la relance économique de la province, ferait de la Minganie « un endroit incontournable » de l’industrie touristique de l’Est-du-Québec.

L’attraction et la rétention de la population figurent toujours parmi les priorités de la MRC, et M. Noël entend « vendre les atouts naturels de notre territoire pour inciter une industrie majeure à venir dans notre région pour nos ressources naturelles » tout en encourageant le développement de la culture entrepreneuriale.

De plus, les dossiers régionaux « comme le port de pêche à Natashquan ou l’exploitation de la carrière à Baie-Johan-Beetz » seront poursuivis, assure M. Noël, qui reconnaît en avoir beaucoup dans son assiette. La COVID-19 ne lâche pas les activités de la MRC d’une semelle non plus.

« Quand on vise petit, on n’obtient rien. Quand on vise gros, on risque au moins d’obtenir quelque chose! », s’amuse-t-il.

Laurence Dami-Houle, Initiative de journalisme local, Le Portageur