Le film de Lucie Lambert voyage à travers les festivals

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Le grand châle d’Aamu, c’est le plus récent et 9e film produit et réalisé par Lucie Lambert, originaire de Portneuf-sur-Mer et résidente des Bergeronnes.

Conte documentaire s’adressant aux enfants, il fera partie de la programmation du Festival international du film pour enfants de Montréal (FIFEM), après avoir été sélectionné par deux festivals finlandais en novembre et janvier.

Tourné majoritairement en Laponie finlandaise, le moyen-métrage de 42 minutes raconte l’histoire d’Aamu qui part à la conquête du monde après que sa grand-mère, figure maternelle sage, lui ait mentionné que c’est ce qu’elle devait faire pour grandir.

« La petite Aamu, en animation, accompagnée de son renard, part à la rencontre de personnages bien réels », ajoute Mme Lambert.

Pendant l’aventure, elle sera entre autres éblouie par Antero, l’homme riche dans une toute petite maison, Matleena, une petite femme qui cueille des racines de pin pour en faire des merveilles, Anneli, l’artiste, Nellas, l’éleveur de rennes, et le couple formé de Juhani et Leena, dans une maison ronde comme le ciel.

L’histoire, sous forme de narration, se déroule devant les yeux des spectateurs tantôt en animation tantôt en images réelles.

« Tous les personnages ont été filmés sans scénario écrit, ce ne sont pas des acteurs. C’est pourquoi je le définis comme un conte documentaire », explique la productrice et réalisatrice.

C’est son amie Thora Herrmann qui lui a vanté les paysages de la Laponie finlandaise piquant ainsi la curiosité de l’artiste. « Arrivée là-bas, j’ai vraiment apprécié le côté féérique des paysages et ça m’a tout de suite inspiré un film pour enfants », dévoile Lucie Lambert.

Le moyen-métrage a été présenté pour la première fois il y un an aux élèves de l’école Marie-Immaculée aux Escoumins.

« Il n’était pas terminé, mais je voulais avoir leurs idées, voir leurs réactions après la présentation. La plupart des enfants ont bien réagi et ont été intéressés par les personnages », soutient la Portneuvoise d’origine.

Par la suite, avec la pandémie de COVID-19, la productrice n’a pu voir les réactions des personnes qui ont visionné son film lors des deux festivals finlandais auxquels il a été sélectionné puisqu’ils se sont déroulés en mode virtuel.

« Ce sera aussi le cas pour le FIFEM à la fin février. C’est décevant de ne pas être dans la salle avec les spectateurs, admet-elle, mais je suis contente qu’il soit vu et diffusé. »

Le grand châle d’Aamu pourrait aussi être diffusé lors des Rendez-vous Québec Cinéma, dont les dates ont été repoussées du 28 avril au 8 mai, mais Lucie Lambert n’a pas encore de nouvelles à savoir s’il a été sélectionné.

Pour les résidents de la Haute-Côte-Nord, une présentation du film de Lucie Lambert est prévue le 28 mars à l’église des Bergeronnes dès 13 h, si les mesures sanitaires le permettent.

« J’ai hâte de voir les réactions des gens d’ici, surtout que j’ai trois collaborateurs des Bergeronnes qui ont participé au film en composant et jouant la musique. Il s’agit de Kim Drouin-Radcliffe, Simon Gaboury et Pierre-Antoine Tanguay. La Bergeronnaise Marilou Meehan a aussi utilisé sa belle voix pour chanter une berceuse », divulgue la productrice et réalisatrice.

Certaines images ont aussi été tournées en Haute-Côte-Nord comme celles où l’on voit les mains et les pieds de la petite Maïna à la rivière des Escoumins.

Les films du tricycle

Avec Sylvain L’Espérance et Pierre Marier, Lucie Lambert a fondé en 1991 la compagnie de production Les films du tricycle qui lui ont permis d’exercer son métier en toute liberté.

L’entreprise célèbre ses 30 années d’existence en 2021 et compte environ 30 productions à son actif, dont le film La nuit, elles dansent, réalisé par Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes en 2011.

Johannie Gaudreault, Initiative de journalisme local, Journal Haute-Côte-Nord