Le marché immobilier plus dynamique que jamais en Matanie

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Avec un marché immobilier très actif depuis quelques mois, il y aurait eu hausse des ventes de maisons à Matane de 60 % depuis juillet à Matane selon les données du site web immobilier québécois Centris, attribuable à la pandémie d’après les courtiers immobiliers locaux.

Derechef, la courtière immobilière de l’Expert immobilier Carolle Couturier a indiqué que la demande est forte pour les propriétés plus accessibles. « Quand je sors des chalets pas chers, il y a beaucoup, beaucoup de demande, et même si c’est des résidences et que les prix sont très bas, il y a un fort achalandage de l’extérieur », a-t-elle expliqué.

Les clients viennent généralement du sud du Québec et des centres urbains. « On entend du 514 ou 450, c’est définitivement des gens de l’extérieur pour ce genre de propriété-là », a-t-elle ajouté. D’ailleurs, sa clientèle est très intéressée par les chalets et les résidences d’été ou secondaires.

Qu’est-ce qui expliquerait ce phénomène, selon Mme Couturier? « Les gens ne sont pas nécessairement attirés par la région, mais plutôt attirés par les bas prix. J’ai des clients qui cherchent de Rivière-du-Loup jusqu’à Gaspé. Ils cherchent donc le deal en région. » Elle vend surtout des propriétés qui ont besoin d’être rénovées, et très peu de clés en main.

De son côté, Nathalie Truchon de Sutton échange avec une clientèle qui ne cherche pas nécessairement des résidences estivales. « C’est sûr qu’il y a une hausse des ventes, c’est indéniable, mais de dire que c’est pour des chalets, non, selon moi ce sont des propriétés permanentes. Ce sont des gens qui viennent s’établir pour y vivre », a-t-elle énoncé.

Il y a beaucoup de monde qui désirent être sur le bord de la mer, mais ces nouveaux habitants ne regardent pas qu’à Matane, mais aussi dans les environs, comme à Saint-Ulric ou à Petit-Matane, selon elle. « Il y a beaucoup de 514, 450, c’est vrai, et ce ne sont pas juste des retraités. Ce sont généralement des gens qui font du télétravail, ou des gens qui viennent s’établir pour le travail » a-t-elle précisé. Elle note plusieurs clients professeurs, du milieu de la santé ou travaillant pour des institutions financières.

« Les gens nous parlent beaucoup qu’ils sont tannés d’être dans le trafic, avec la pandémie ça leur a mis une pression supplémentaire, alors ils vont en région pour avoir une meilleure qualité de vie. C’est ce qu’il nous disent, qu’ils sont tannés d’être dans les transports. Ils veulent vivre d’une différente façon », conclut-elle.

Depuis la réouverture des barrages routiers en mars, le marché est très rapide, raconte Mme Truchon. À l’automne, le marché ralentit légèrement, mais malgré tout, il bouge encore, « c’est surprenant ». Les clients ont encore de l’intérêt et magasinent même si nous sommes en novembre. Les maisons sont la plupart du temps vendues au prix demandé, étant surtout des maisons de 145 000 $ en baissant.

Et pour Marielle Marquis, courtière immobilière chez Remax depuis 28 ans, et c’est la première année où le rythme de vente est aussi soutenu, qu’elle n’a même pas le temps de prendre une journée de congé. « C’est tellement occupé qu’on ne peut plus arrêter », a-t-elle lancé.

Claudie Arseneault, Initiative de journalisme local, Mon Matane