Le recrutement à l’international : Un choix imposé par le marché

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Le recrutement à l’international reste l’une des voies privilégiées par les entreprises et les sociétés québécoises afin de répondre à leurs besoins en manque de main-d ’œuvres professionnelles et ouvrières. L’Abitibi-Témiscamingue est l’une des régions qui souffre davantage de cette problèmqtique et son milieu d’affaires ne cesse pas de multiplier ses efforts afin de combler leurs besoins. « Depuis bientôt cinq (5) ans il nous a été impossible de combler nos besoins de main d’œuvre. Nos offres d’emploi sont publiées sur le site d’Emploi Québec et sur le site Guichet Emplois du Gouvernement du Canada. Nous constatons encore aujourd’hui que les besoins de main d’œuvre en Abitibi-Témiscamingue vont continuer d’augmenter. Nous avons donc à la fin de 2019 décidé d’avoir recours au recrutement international » nous explique la Vice-Présidente d’Agrimax à St-Bruno-de-Guigues, madame Madeleine Paquin.

Jusqu’aux Philippines !

Plusieurs stratégies sont utilisées par les ressources humaines de ces sociétés et les directeurs des entreprises pour mieux cibler les compétences voulues et combler les postes vacants dans leurs départements. « En novembre 2019 nous avons donc entamer le processus via Solution Recrutement International, et, nous nous sommes rendus à Manille, capitale des Philippines, pour rencontrer des candidats potentiels. Nous avons alors retenu la candidature de deux d’entre eux pour occuper des postes de mécaniciens de machineries agricoles (lourdes) » indique madame Madeleine Paquin.

Le défi de la bureaucratie…

C’est la phase bureaucratique qui est la partie la plus complexe à gérer puisque le processus administratif de l’immigration et des vérifications prend beaucoup de temps. Généralement, les employeurs doivent s’armer d’une patience de fer avant de finir toutes les étapes et voir arriver leurs nouveaux recrus. « Les documents ont été signés sur place pour l’embauche de deux (2) d’entre eux pour un contrat de trois (3) ans. Nous avons donc donner le mandat à la firme SRI de procéder aux démarches pour leur venu au Canada. À ce moment-là on nous avait dit que nous pourrions espérer leur arrivée en juin ou au plus tard en septembre 2021 » ajoute la Vice-Présidente.

Toujours en attente

Bien que les entreprises engagent parfois des firmes spécialisées en recrutement, ils tiennent à faire un suivi de près auprès de leurs futurs employés. « Nous sommes en communication régulièrement avec Mark et Ruel, ils ont tous deux très hâte de rejoindre l’équipe d’Agrimax. Nous sommes toujours en attente d’une confirmation de leur arrivé; Ruel en est à l’étape finale du processus soit l’obtention de son visa; pour Mark il reste certains examens à compléter et, il attend toujours la communication de l’IRCC pour remettre son passeport et ensuite obtenir son visa » poursuit-elle.

Les services essentiels d’abord !

« On comprend que la fameuse COVID-19 est venu brouiller les cartes. Selon nos informations le gouvernement traite en priorité les personnes devant travailler pour des services essentiels. Nous avons récemment pu faire valoir qu’Agrimax offre des services essentiels aux entreprises agricoles, et, espérons que nous aurons été entendus » conclut-elle.

Moulay Hicham Mouatadid, Initiative de journalisme local, Reflet Témiscamien (Le)