Les cabinets de notaires débordés

·2 min read

Les notaires de la région ne savent plus où donner de la tête depuis quelques mois. Ils sont débordés : séparations, testaments, achat/vente de maison et de chalets. Les Québécois ont la bougeotte pour le bonheur des uns et le malheur des autres.

Quand on demande aux différents cabinets de qualifier l’année 2020, ils trouvent à peine le temps de nous répondre. La notaire Cassy Bernier, du cabinet Leblanc Martin Bernier notaires et avocats de Trois-Rivières, parle et travaille à cent à l’heure. Le cabinet se spécialise en droit des affaires, en immobilier et en successions.

«On a eu une hausse d’achalandage de 40 % en 2020 dans les trois domaines confondus. Il y a eu plus de séparations qu’à l’habitude et plus d’achats de propriétés par des gens provenant de l’extérieur et de Trois-Rivières. Avec l’arrivée du télétravail, il y a beaucoup de mouvement. Beaucoup d’investissements aussi. L’achat de multilogements a également beaucoup augmenté. Du côté du droit des affaires, beaucoup de restructurations, de fusions d’entreprises et de financement ».

Le cabinet rapporte aussi une hausse dans le nombre de décès.

« Est-ce que c’est lié ou non à la COVID? Je ne le sais pas. Même chose en rédaction de testament et de mandats de protection. Les gens sont plus soucieux et on s’attend à avoir une grosse année encore », souligne Mme Bernier.

Elle note par ailleurs que l’année 2020 a été synonyme de modernisation dans la profession, grâce à l’introduction de la signature numérique et à distance, de documents notariés.

Le confinement aura aussi semé la pagaille dans l’agenda du cabinet Desaulniers, Gervais, Parenteau, Sylvestre de Shawinigan-Sud et de Grand-Mère. La notaire France Gervais et ses collègues ont été jusqu’à installer des abris tempo à l’extérieur pour répondre aux questions de la clientèle. « Une année de fou », résume-t-elle.

«Quand le déconfinement du mois de juin a été décrété, «on a eu un flot de transactions. Ça a été épouvantable. On essaie de contenter tout le monde. Il a fallu faire un tri dans nos transactions. Je suis chanceuse d’aimer encore ma profession après 36 ans. Quelqu’un qui n’aime pas son travail, c’est sûr qu’il a pris sa retraite cette année», ajoute Mme Gervais

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud