Les cas de cancer du cerveau à Gros-Mécatina tiendraient du hasard

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Après avoir complété son enquête concernant un nombre anormalement élevé de cas de cancer du cerveau à Gros-Mécatina en Basse-Côte-Nord, la Santé publique conclut que le tout est possiblement dû au hasard.

Entre 2006 et 2015, 4 cas de cancer du cerveau ont été signalés dans la municipalité de 500 habitants en Basse-Côte-Nord. C'est trois fois et demie plus élevé que la moyenne provinciale. Ce fait avait été signalé par le maire de Gros-Mécatina, Randy Jones, en 2015, ce qui avait poussé la Santé publique à faire enquête.

Les personnes ayant eu un cancer du cerveau ou leurs proches ont répondu à un questionnaire portant notamment sur leurs habitudes de vie. L'enquête a par la suite analysé différentes sources d'expositions potentielles comme l'alimentation ( mollusques et produits marins), les puits d’eau potable et les appareils de radiologie. Par voie de communiqué, la Santé publique indique : «L’enquête a permis d’identifier des sources potentielles d’expositions à certains contaminants sans pouvoir prouver de lien de cause à effet. »

Selon l'enquête de la Direction de santé publique, le nombre élevé de cas de cancer du cerveau est possiblement dû au hasard. « Il n’y a pas plus de risques d’habiter actuellement à Gros-Mécatina qu’ailleurs au Québec », affirme la Santé publique.

La Direction de santé publique émet toutefois certaines recommandations afin de réduire son exposition aux contaminants en général. Elle demande d'éviter de consommer l'eau du lac de l'Aqueduc. Elle recommande aussi de ne pas manger des œufs d’oiseaux sauvages ou de manger le foie, les viscères et le gras des animaux sauvages. La consommation de la chair de poisson est recommandée.

Aucun nouveau cas du cancer du cerveau n'a été signalé dans la municipalité de Gros-Mécatina depuis 2015. La Direction de santé publique continue de surveiller la situation et pourrait réactiver l'enquête si un nouveau cas survenait.

Un premier rapport avait été présenté à la population en 2017 qui concluait lui aussi qu'il n'y avait pas de cause directe qui pouvait expliquer le nombre élevé de cas de cancer du cerveau dans la municipalité.

Vincent Berrouard, Initiative de journalisme local, Le Nord-Côtier