Les jeunes cherchent leur place dans Bordeaux-Cartierville

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Ahuntsic-Cartierville - À l’approche de la saison froide, il devient de plus en plus compliqué de trouver des endroits pour permettre aux élèves du secondaire de manger – et de socialiser à l’heure du dîner – en respectant les règles sanitaires.

La Table de concertation jeunesse de Bordeaux-Cartierville (TCJBC) se penche activement sur cette question, qui a été portée à l’attention du Journaldesvoisins.com par le directeur de l’école secondaire La Daversière le mois dernier, Philippe Labrosse.

Beaucoup de jeunes, peu d’espaces

Entre les quelque 700 élèves de secondaire 1 et 2 de La Dauversière et les 700 élèves de secondaire 3, 4 et 5 de l’école Évangéline, c’est près de 1 500 jeunes qui fréquentent régulièrement le secteur, dont bon nombre qui sortent le midi.

La Table jeunesse et ses partenaires travaillent d’ailleurs sur les enjeux de cohabitation et d’occupation de l’espace sur l’heure du midi depuis plusieurs années.

Le problème, c’est que les options, déjà peu nombreuses en temps normal, sont encore plus limitées compte tenu des restrictions sanitaires en vigueur.

À la fin de l’été, l’arrondissement avait d’ailleurs procédé à l’ajout de mobilier urbain et à une mise à niveau des installations sportives du parc Marcelin-Wilson pour offrir des espaces, où les jeunes des deux écoles pouvaient se retrouver le midi, tout en respectant les règles de distanciation physique.

Avec l’automne qui tire à sa fin, la TCJBC cherche maintenant des alternatives à ces espaces extérieurs.

La COVID complique les choses

En effet, en l’absence d’espaces intérieurs sur lesquels peuvent se rabattre les jeunes à l’heure du dîner, il ne leur reste pratiquement aucune option à part retourner à l’école.

Les écoles font tout pour maximiser l’espace disponible à l’intérieur, mais en raison des contraintes sanitaires, la place est limitée.

De son côté, l’arrondissement ne dispose pas de bâtiments municipaux qui pourraient accueillir les élèves dans le secteur, outre l’aréna qui opère à une capacité limitée à 25 personnes par heure et qui ne peut donc pas servir de refuge pour les jeunes le midi.

Il reste les commerces de la rue Dudemaine et des Galeries Normandie que les élèves fréquentent habituellement sur l’heure du dîner, mais les jeunes ne peuvent y rester que le temps de faire des achats.

Simon Van Vliet, Initiative de journalisme local, Journal des voisins