Les lieux de culte fermés, au grand regret de la paroisse matanaise

·2 min read

Depuis le resserrement des restrictions et le début d’un nouveau confinement le 9 janvier, les lieux de culte ont dû fermer leurs portes. Auguste Agaï, prêtre de l’église Saint-Rédempteur, en est certainement navré, mais il s’y est ajusté. Et avec la messe du dimanche offerte virtuellement, les fidèles de Matane aussi.

Si M. Auguste Agaï pourrait se laisser abattre par la fermeture de l’église, il s’y montre tout de même compréhensif. Après tout, ces décisions ont été prises par le premier ministre pour freiner la propagation de la COVID-19, et « nous sommes dans un confinement », a-t-il acquiescé. L’église Saint-Rédempteur a donc rendu les armes et l’a exécuté dans la foi.

Le curé reste peu enthousiaste à l’idée d’une longue fermeture des lieux de culte. « Selon moi, les lieux de culte font partie des choses essentielles dans la vie des gens. Même si ce n’est pas le pain ou le poisson, l’engagement pastoral nourrit leur vie spirituelle. C’est autant important que la nourriture, car l’homme ne vit pas seulement du pain, il vit aussi de la parole de Dieu ».

« Si on me demandait mon avis honnête, je dirais qu’il n’est pas question de les fermer », a admis M. Agaï, rejoint par téléphone. « Dans des temps de grandes calamités, la première chose que les humains font, est de se mettre à genoux et de prier vers Dieu. La société d’aujourd’hui a mis de côté Dieu, alors on ne pense pas que la première chose à faire est de prier vers Dieu, et non de courir vers la science, qui ne trouve pas toujours la solution. »

Les fidèles, eux, ont réussi à s’accoutumer et à poursuivre leurs activités eucharistiques à la maison. En effet, le curé Agaï rappelle que les églises ont fermé en mars et à l’époque, les chrétiens avaient fortement réagi. Mais comme ils ont déjà vécu la situation, la réaction a été moins vive au deuxième tour. « Évidemment, certaines personnes sont offusquées, mais les gens s’habituent », a-t-il ajouté.

Les funérailles sont toujours permises au nombre de 25 personnes. « S’il y a des familles qui veulent faire des funérailles de leurs parents défunts à l’église, nous sommes toujours là pour les accueillir. Nous ne pouvons que réconforter les familles endeuillées et leur assurer de notre soutien spirituel », a ajouté le curé Agaï.

Claudie Arseneault, Initiative de journalisme local, Mon Matane