Les marchés boursiers nord-américains ont connu leur pire semaine depuis mars

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TORONTO — La Bourse de Toronto a mis fin vendredi à sa pire séance de négociations depuis sa grande correction de mars, les investisseurs s'étant inquiétés de la hausse des taux d'infection de la COVID-19.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 90,06 points pour terminer la séance avec 15 580,64 points.

Sur l'ensemble de la semaine, l'indice phare du TSX affiche un recul de 4,4 %, ce qui représente sa plus forte baisse hebdomadaire depuis celle de 13,6 %, enregistrée le 20 mars.

Le S&P/TSX se trouve aussi 7,2 % en deçà de son sommet de la fin août, alors qu'il avait profité d'une reprise.

Il affiche finalement un recul de 3,3 % sur l'ensemble du mois d'octobre, ce qui vient s'ajouter au déclin de 2,4 % de septembre. Ces deux baisses font suite à une séquence de plusieurs mois de gains survenus après le plongeon de 17,7 % cumulé en mars.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a reculé vendredi de 157,51 points à 26 501,60 points, tandis que l'indice élargi S&P 500 a rendu 40,15 points à 3269,96 points. L'indice composé du Nasdaq a retraité de 274,00 points à 10 911,59 points.

Les récentes baisses du marché sont le résultat de la pandémie, de la politique et des profits des entreprises, a expliqué Philip Petursson, stratège en chef des investissements chez Gestion de placements Manuvie.

La plus importante de ces influences est la pandémie de COVID-19 en raison de l'augmentation du nombre d'infections à travers le monde et des nouvelles mesures de confinements en France et en Allemagne.

L'incertitude entourant les élections américaines de mardi a également joué un rôle, puisque c'est historiquement un déclencheur de volatilité, a-t-il poursuivi.

«Il y a donc beaucoup d'incertitude qui continue de créer de la volatilité», a affirmé M. Petursson lors d'une entrevue.

Neuf des onze secteurs du TSX ont reculé vendredi, ceux des services aux collectivités et des technologies de l'information en tête.

De son côté, le secteur des matériaux a avancé de 1,5 %, soutenu par la hausse des prix des métaux précieux, en raison des inquiétudes entourant une plus forte inflation, a noté M. Petursson.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 75,09 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 74,91 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a cédé 38 cents US à 35,79 $ US le baril, tandis que celui de l'or a grimpé de 11,90 $ US à 1879,90 $ US l'once. Le prix du cuivre a perdu près d'un cent US pour clôturer juste en deçà de 3,05 $ US la livre.

La Presse Canadienne