Les Serres bleues-Les premières tomates du nord bientôt prêtes

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Nexolia annonçait, il y a de cela quelques semaines, son partenariat avec le groupe Savoura pour la production de tomates en serre dans ses nouvelles installations situées à côté de l’usine de cogénération de Chapais Énergie. Les Serres bleues ont accueilli les premiers plans de tomates au mois d’octobre et seront en mesure de livrer les premières tomates d’ici quelques semaines à peine.

Il y a quelques jours, le journal a joint la propriétaire de Nexolia et des Serres bleues, Vicky Lavoie, qui était très heureuse de nous apprendre que la première phase de production de tomates à Chapais se porte comme un charme. Elle a même ajouté que les premières tomates seraient prêtes très bientôt, en parlant du début du mois de décembre. « Le responsable des serres m’envoie des photos de la progression des tomates à tous les jours et c’est impressionnant de voir à quelle vitesse elles poussent. Nous serons bientôt prêts pour la récolte au début de décembre. Les tomates ont plus de 2 pouces de diamètre », de lancer l’heureuse propriétaire.

Environnement idéal

Monsieur et madame Tout-le-monde qui ont déjà cultivé des tomates comprennent qu’il faut au moins de 4 à 5 mois avec un ensoleillement et une température moyenne pour faire la récolte de tomates à partir de semis. Mais imaginez-vous dans un environnement parfait, avec la bonne température, le temps d’ensoleillement idéal avec la sorte de plante adaptée à faire les meilleures tomates possibles. C’est ce que vous retrouvez du côté des Serres bleues de Chapais. Les plans sont soumis à la température idéale en tout temps de même qu’au taux de luminosité parfait pour une croissance maximale. Vicky Lavoie était consciente, qu’au début du projet elle ramerait à contre-courant alors que certains spécialistes en agriculture étaient sceptiques quant à la réussite du projet. « L’éloignement du projet au nord, pas assez de lumière… Mais non, ça fonctionne! La toile est neuve, les équipements sont neufs, nous avons de la vapeur à volonté pour chauffer. Ça fonctionne et on est très contents. C’est vraiment fou comment les tomates grossissent vite. »

Main-d’œuvre locale

Dans cette première phase des Serres bleues, Nexolia utilise seulement des employés locaux, des gens du coin. « La réaction de la population est excellente et l’ambiance est très bonne dans les serres », lance Vicky Lavoie. « Notre spécialiste qui, lui, vient de l’extérieur du pays est très heureux et parle même d’acheter une maison ici. Pour l’instant, nous avons réussi à combler nos besoins localement. » La direction des Serres bleues est consciente que la région aura ses limites à pouvoir fournir des employés, particulièrement en fin de cycle de culture, comme par les temps qui courent.

À ce stade, il faut attacher les tomates aux plants à mesure que celles-ci grossissent ce qui demande plus de personnel. Il faut aussi penser à l’avenir. Ils sont en train de préparer la deuxième phase et, là aussi, ils auront besoin de personnel. Certaines personnes avaient aussi fait mention d’une importante luminosité tard en soirée et dans la nuit au moment de l’installation des serres. La propriétaire de Nexolia s’est faite rassurante. « Le tout a seulement duré une soirée ou deux. C’est que, lors de l’installation de l’éclairage, nous avons fait des tests sur 24 heures. Nous devions faire ces tests pour le calibrer. Mais tout est revenu à la normale maintenant et l’éclairage est coupé tôt en soirée. Ce n’est plus un problème. »

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Une des questions que plusieurs se posent : est-ce que la population du nord pourra déguster les tomates qui poussent dans sa cour ? La réponse est positive au dire de Mme Lavoie, avec un grand sourire dans la voix. « Dans notre contrat avec le groupe Savoura, nous avons une petite partie de la récolte qui est prévue pour la vente locale, pour en faire profiter la population. Nos commerces pourront en vendre. »

Les Serres bleues avaient dans ses plans de faire une énorme fête à la fin de la première récolte, un style « tomate et champagne » pour souligner l’évènement mais, dans le contexte que nous connaissons, ce n’est que partie remise.

René Martel, Initiative de journalisme local, La Sentinelle