Les succès de Marcus Villeneuve

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Le coiffeur natif de Chicoutimi-Nord, Marcus Villeneuve, se fait de plus en plus connaître dans le milieu artistique québécois. Alors qu’il est depuis trois ans le coiffeur officiel de Véronique Cloutier, il est aussi derrière les plus récents changements capillaires de Jay du Temple, qui ont beaucoup fait parler.

L’année 2020 a été différente pour le coiffeur. En effet, alors que son milieu a été durement affecté par la COVID-19, Marcus voit tout de même du positif dans ce qui s’est passé, et surtout en ce qui s’en vient.

Pour ce confinement-ci, l’artiste qui fêtait ses 32 ans mardi prend ce temps pour décrocher et recharger ses batteries. Il sait maintenant à quoi ressemblera la réouverture des salons. « Maintenant que nous l’avons vécu une fois, on sait que quand ça va recommencer, ça sera vraiment de plus belle. Je ne suis pas inquiet que la clientèle soit au rendez-vous », se console-t-il, lors d’un entretien par visioconférence avec Le Progrès.

Des clients célèbres

En plus de travailler à son salon Chez Marcus, à Québec, il a tout au long de l’année continué à s’occuper de Véronique Cloutier, ce qu’il fait depuis maintenant trois ans. C’est pour lui un rêve qui se réalise. Avec elle, il touche à tout, aux séances photo, aux galas, à la télévision, et plus.

« Quand j’ai fait mon cours de coiffure à Alma, il y avait beaucoup de madames qui faisaient leur formation en même temps que moi. Elles voulaient, par exemple, ouvrir un salon dans leur sous-sol, pour coiffer les membres de leur famille et leurs voisins. Moi, mon but, c’était de coiffer une vedette, pas plusieurs, mais de vraiment me concentrer sur une, la suivre dans ses événements et que ce soit ma signature sur son cheveu. Dix ans plus tard, je suis vraiment content que ce soit arrivé. Avec Véro, je ne pourrais pas être plus comblé », note fièrement l’homme originaire de la région.

Si l’animatrice radio est sa principale cliente, elle n’est tout de même pas la seule vedette québécoise qui est passée sous les ciseaux du coiffeur saguenéen. Il a déjà travaillé avec Marilou, Sarah-Jeanne Labrosse et c’est également lui qui est derrière les nombreuses récentes couleurs capillaires de Jay du Temple, qui ont particulièrement fait jaser.

Ce n’est pas la première fois qu’une coiffure de l’artiste enflamme le Web. « J’ai déjà fait un “wetlook” à Véro, pour un gala Artis, qui n’avait vraiment pas passé. Ça m’avait plus atteint, parce que c’était mon travail qui avait été remis en cause. Mais là, c’est l’extravagance de Jay qui est remis en question et ses cheveux entrent là-dedans. Je suis quand même fier d’avoir fait partie de ce changement-là et de ce débat de société », révèle le coiffeur.

Dix ans après avoir commencé à coiffer, Marcus repense souvent à son parcours. Ayant vécu de l’intimidation à l’école, n’ayant pas fini son secondaire, il ne l’a pas toujours eu facile. Mais aujourd’hui, il est vraiment fier de ne pas s’être laissé abattre, alors qu’il gagne maintenant très bien sa vie en vivant son plus grand rêve. Il pense d’ailleurs que sa grande force de caractère lui vient de la région, celle qui l’aime toujours autant après ces années et qu’il a toujours hâte de retrouver.

Année à venir

L’année qui commence s’annonce prometteuse. Déjà, l’homme a été approché par Redken pour être ambassadeur de la marque pour 2021.

Il a été bien sûr flatté par cet honneur, alors qu’il travaille avec eux depuis maintenant 10 ans. Il prend ce rôle très au sérieux. « Nous en avons longtemps discuté. Je leur ai expliqué que je ne veux pas vraiment éduquer les autres coiffeurs avec ce rôle, mais plutôt les inspirer, pour qu’à leur tour ils inspirent eux aussi », souligne-t-il.

Il compte utiliser les réseaux sociaux pour y arriver. Si le contexte le permet, il aurait aimé faire une tournée dans les régions, au cours de l’année, pour rencontrer et discuter avec les personnes intéressées.

De plus, l’homme prépare un grand projet qu’il dévoilera dans les prochains mois. Il laisse comme indice qu’il a décidé de faire de la limonade avec des citrons et que cela touche son salon. Il ne peut en dire plus, mais a très hâte de le partager.

Myriam Arsenault, Initiative de journalisme local, Le Quotidien