Les ventes de motoneiges des concessionnaires matanais poursuivent leur course

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Les ventes de motoneiges explosent au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, et plus spécifiquement à Matane. Deux concessionnaires matanais, André Hallé & Fils et la Boutique de la Moto, observent un intérêt marqué pour la motoneige cette année.

« Les ventes vont vraiment mieux qu’auparavant [au printemps]. C’est vraiment extraordinaire ces temps-ci », a souligné Marco, le gérant de André Hallé & Fils. « Des clients s’arrachent certains modèles, mais nous sommes toujours capables d’en trouver présentement auprès de Bombardier Produits récréatifs. »

Il n’est en rupture de stock pour le moment, mais si le rythme effréné des ventes se tient dans le prochaines semaines, il prévoit en manquer d’ici janvier. « Nous avons beaucoup de demande et nous voyons que nous approchons de la fin », a-t-il noté.

L’augmentation des ventes a commencé vers la mi-septembre et elles sont actuellement au paroxysme. Mardi uniquement, le concessionnaire André Hallé en a vendu quatre.

À la Boutique de la Moto, la direction estime environ 20 % de ventes de plus que l’année dernière. « Nous, c’est bon et même un peu meilleur que les années antérieures. Le seul problème qu’on a, c’est approvisionnement, parce que nous n’avons pas encore de modèles de 2021 d’arrivés », a affirmé Chantal Saint-Pierre, directrice à la Boutique de la Moto.

La COVID-19 ralentit l’approvisionnement de leurs modèles américains et japonais, venant de marques telles que Polaris et Yamaha. Se situant l’extérieur du Canada, la livraison est notamment difficile à cause du resserrement des douanes au pays.

La plupart des acheteurs de motoneiges à la Boutique de la Moto viennent de la MRC de La Matanie, a confirmé Mme Saint-Pierre. Ce qui est semblable à André Hallé & Fils : selon M. Caron, plus de 80 % des clients viennent du coin, et la majorité cherchent des produits neufs.

« Ça doit avoir rapport avec la COVID-19. Les gens ne peuvent plus aller nulle part, et au lieu de voyager, ils vont rester au Québec et vont se divertir en faisant de la motoneige. C’est ce qui doit expliquer la montée des ventes. Les gens en profitent pour en faire avec leurs proches », a expliqué le gérant Marco Caron.

Chantal Saint-Pierre est d’un même avis. « Les gens n’iront pas en vacances cet hiver. Les gens nous le disent : “je vais m’acheter une motoneige parce que je ne peux pas aller en voyage, mais je veux faire quelque chose”. Ils ne vont pas passer l’hiver dans leur salon à rien faire », a-t-elle énoncé. Ces nouveaux motoneigistes profiteront donc de l’hiver autrement.

Chez André Hallé, la direction a notamment remarqué qu’environ un client sur cinq intégrait fraîchement le monde de la motoneige cette année. À la Boutique de la Moto, elle a observé surtout des clients ayant délaissé la motoneige et qui y revenaient à cause de la COVID-19.

Claudie Arseneault, Initiative de journalisme local, Mon Matane