Lock-out à l'entrepôt Jean Coutu: le Tribunal administratif intervient

·2 min read

Le Tribunal administratif du travail a ordonné, mercredi dernier, le retrait de 23 personnes de l’entrepôt Jean Coutu de Varennes. Les syndiqués de l'entreprise sont en lock-out depuis le 24 septembre dernier.

Selon le Syndicat des travailleuses et travailleurs de PJC Entrepôt-CSN (STTPJC-CSN) près de la moitié des 68 personnes qui se trouvaient sur place lors d’une inspection du ministère du Travail le 27 octobre dernier étaient des briseurs de grève. Hors, selon les représentants de Metro, propriétaire du Groupe Jean Coutu, seul le personnel-cadre doit se trouve sur les lieux. Quelques 680 employés syndiqués travaillent habituellement dans ces installations.

« Nous souhaitons maintenant que le travail entamé par le ministère du Travail se poursuive de façon efficace et rapide afin de ramener l’employeur à la table avec une réelle intention de régler, s’est exprimée la présidente du syndicat Audrey Benoît. C’est pour le bien des travailleuses et des travailleurs et pour éviter les difficultés d’approvisionnement du plus grand réseau de pharmacies au Québec en pleine période de pandémie. »

Pour leur part, les dirigeants du groupe ont réitéré qu’ils poursuivaient leurs efforts afin d’en venir à une entente. Le tout, afin d'assurer la distribution de produits pharmaceutiques au Québec et dans les succursales du Nouveau-Brunswick et de l’Ontario.

Selon Marie-Claude Bacon, vice-présidente, affaires et communications chez Metro, l’entreprise respecte la loi depuis le début du lock-out.

«Nous avons pris connaissance de l’ordonnance provisoire du Tribunal du travail émise le 4 novembre (...) Nous nous conformons à la demande et contesterons le tout lors de l’audition sur le fond car nous maintenons que notre plan respecte les lois applicables. »

Lundi le 9 octobre, la CSN organise une manifestation de soutien aux employés de l’entrepôt Jean Coutu. Les membres du STTPJC-CSN étaient pour leur part conviés à une assemblée générale via vidéoconférence dimanche en matinée. Le tout afin de faire le point sur la situation.

Steve Martin de l'Initiative de journalisme local, La Relève