L'Université McGill et Couche-Tard innovent

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L’École Bensadoun de commerce au détail de l’Université McGill et le géant de l’accommodation Alimentation Couche-Tard ouvrent un magasin-laboratoire d’innovation.

Aménagé au rez-de-chaussée de l'édifice Bronfman, situé au coin de McTavish et Sherbrooke, à Montréal, il s’agit d’un des premiers magasins du genre à ouvrir au public au pays.

Le commerce abrite, entre autres, une section Couche-Tard Connecté.

Au moyen d'une application, les clients déverrouillent la porte donnant accès à la section, récupèrent leurs articles puis repartent aussitôt sans devoir passer à la caisse, les articles sélectionnés étant reconnus en temps réel et le paiement s'effectuant automatiquement dans l'application.

«En combinant l'intelligence artificielle et la gestion du commerce au détail, ce laboratoire d'innovation […] permettra à nos chercheurs de mettre au point des initiatives et des technologies novatrices afin d'améliorer l'expérience client […] avec l'aide de partenaires de l'industrie.»

C’est ce que déclarait par voie de communiqué, le 14 janvier, le professeur et doyen de la Faculté de gestion Desautels de McGill, Morty Yalovsky.

On y «favorisera les collaborations entre universitaires interdisciplinaires et inter-facultés et les acteurs clés du commerce de détail, des technologies émergentes et des start-ups».

M. Yalovsky n’a pas manqué de saluer l’implication de Couche-Tard qui devient le «premier partenaire du secteur» à s’investir dans cette aventure appelée à «façonner l'avenir du commerce au détail» en cette période charnière de l’industrie.

Chef de la direction technologique chez Alimentation Couche-Tard, Deborah Hall Lefevre a pour sa part indiqué que la multinationale lavalloise est toujours en quête de «solutions innovantes» pour améliorer «l'expérience du client en magasin».

À cet égard, elle entrevoit déjà la possibilité d’intégrer «dans certains des 14 220 magasins» du réseau Couche-Tard «les technologies et projets de recherche qui seront testés avec succès» dans ce «laboratoire en temps réel», a-t-elle fait valoir.

Stéphane St-Amour, Initiative de journalisme local, Courrier Laval