Maison des aînés: des citoyens réclament une politique de l’arbre

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Certains citoyens ont constaté avec stupéfaction le déboisement effectué au cours des dernières semaines à proximité du Parc Falaise dans le cadre du projet de construction de la Maison des aînés.

Réclamant une politique de l’arbre, des membres du collectif Alma en transition ont déploré, lors de la séance du conseil municipal du 15 février, que la coupe se soit effectuée sans consultation citoyenne au préalable.

Alma a assuré que le tout a été fait dans les règles et qu’elle n’avait pas d’autre choix, puisque le terrain n’appartient pas à la ville. Et même si les coupes ont été réalisées en milieu humide, le gouvernement du Québec a obtenu l’autorisation du ministère de l’Environnement.

« Étant donné que la demande de permis était conforme de A à Z, même si on avait eu une politique de l’arbre, le conseil était pieds et poings liés dans ce dossier-là, au sens où il y avait un certificat d’autorisation. Le zonage était conforme, on n’avait aucune prise légale », a expliqué le conseiller municipal Frédéric Tremblay.

Actions

La conseillère Sylvie Beaumont a insisté sur le fait qu’Alma pose déjà plusieurs actions en ce qui a trait à la protection des arbres et au reboisement.

« La ville a un suivi très serré au niveau de son couvert forestier. Des photos aériennes sont prises tous les 4-5 ans pour suivre l’évolution. Chaque année, ce sont 2000 plants d’arbres que nous donnons aux citoyens depuis 10 ans. L’an dernier, nous avons fait un bilan des arbres sur l’ensemble de territoire », a-t-elle rappelé à titre d’exemple.

Pour sa part, la conseillère Véronique Fortin a proposé que la discussion sur l’enjeu de foresterie urbaine soit apportée au comité du développement durable.

Bruit et vent

« J’ai été catastrophée. Il y a du bruit qu’on n’entendait pas avant la coupe d’arbre. J’ai parlé avec des voisins qui eux, sont touchés par des vents qu’ils n’avaient pas avant. C’est certainement un beau projet, mais est-ce que c’était nécessaire de couper autant? », déplore une résidente du secteur, requérant l’anonymat.

Un des porte-paroles d’Alma en transition illustre avec ironie le projet. « On veut protéger nos aînés, mais un arbre de 75 ans, c’est aussi un aîné », avance Benoit Poraudeau.

« Un projet de cette ampleur, ce pas illégal, mais est-ce qu’on peut au moins communiquer avec la population? Ne me faites pas croire que tous ces arbres empêchaient la construction de la Maison des aînés », conclut-il.

Julien B. Gauthier, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean