Maison des aînés : un dossier « broche à foin », selon Frédéric Tremblay

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Certains citoyens ont été surpris de constater au cours des derniers jours du déboisement à proximité du Parc Falaise dans le cadre du projet de construction de la future Maison des aînés et alternative à Alma.

Réclamant une politique de l’arbre, des membres du collectif Alma en transition ont déploré que la coupe d’arbre se soit effectuée sans consultation citoyenne au préalable, lors de la séance du conseil municipal hier soir.

La ville d’Alma assure toutefois que le tout a été fait dans les règles et qu’elle n’avait d’autre choix, puisque le terrain n’appartient pas à la ville. Et même si les coupes ont été réalisées en milieu humide, le gouvernement du Québec a obtenu l’autorisation du ministère de l’Environnement.

« Étant donné que la demande permis était conforme de A à Z, même si on avait eu une politique de l’arbre, le conseil était pieds et poings liés dans ce dossier là, au sens où il y avait un certificat d’autorisation. Le zonage était conforme, on n’avait aucune prise légale », a expliqué le conseiller municipal Frédéric Tremblay lors de la séance qui s’est tenue hier.

Un travail remis en question

Toutefois, il déplore l’absence de plan de communication, de visuels, de détails et de système de gestion des plaintes du gouvernement du Québec.

« Je sens que le travail du gouvernement a été mal fait dans ce dossier-là. On sait qu’on déboise, mais on ne sait pas à quoi ça va ressembler. Ce n’est pas très engageant comme façon de faire. Il va y avoir de lourds impacts au niveau du transport de matière. Ça me semble broche à foin. On se retrouve impactés avec le problème alors qu’on n’en est pas à l’origine. Je trouve ça malheureux », a ajouté le conseiller, rappelant au passage que le terrain du Motel Les Cascades ne figurait même pas dans les propositions de Ville d’Alma à l’endroit du gouvernement.

De son côté, la conseillère Sylvie Beaumont a insisté sur le fait qu’Alma pose déjà plusieurs actions en ce qui a trait à la protection des arbres et au reboisement.

« La ville a un suivi très serré au niveau de son couvert forestier. Des photos aériennes sont prises tous les 4-5 ans pour suivre l’évolution. Chaque année, ce sont 2000 plants d’arbres que nous donnons aux citoyens depuis 10 ans. L’an dernier, nous avons fait un bilan des arbres sur l’ensemble de territoire », a-t-elle rappelé à titre d’exemple.

Julien B. Gauthier, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean