Montréal lance sa Stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones

Lia Lévesque
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MONTRÉAL — La Ville de Montréal a lancé mercredi sa «Stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones».

Celle-ci vise entre autres à augmenter la «visibilité» des peuples autochtones à Montréal, à appuyer leur développement économique et leur développement culturel, par 125 engagements dans différents domaines.

«Ce que propose la stratégie de réconciliation, c'est de mettre en valeur dans l'espace public la présence autochtone et de mettre en lumière ses arts, son histoire, ses techniques, ses savoirs et ses langues», a résumé la mairesse de Montréal, Valérie Plante, au cours d'une conférence de presse.

«La réconciliation, c'est des efforts de la ville, des différents paliers de gouvernements, des groupes qui sont ici présents, mais également de la population: d'entrer dans cet état d'esprit-là», a-t-elle illustré.

Par cette stratégie, Montréal espère aussi améliorer leur sentiment de sécurité dans la métropole, veiller à ce que les services qui leur sont offerts soient «culturellement sécurisants» afin de «les soustraire le plus possible au racisme et aux discriminations systémiques».

Montréal espère par exemple s'inspirer de sa patrouille mixte EMERI (Équipe mobile de référence et d'intervention en itinérance), qui jumèle policiers et intervenants du CIUSS (Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux) pour offrir des services plus adaptés aux besoins des personnes autochtones.

Elle souhaite également accroître l'employabilité des personnes autochtones.

Plusieurs représentants des communautés autochtones ont assisté à la présentation, dont le chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, et la cheffe mohawke Gina Deer, de Kahnawake.

La stratégie montréalaise a d'ailleurs été bien accueillie par le chef Picard, qui y a vu «une volonté claire de passer à l'action» de la part de la métropole.

«Montréal devient une métropole de la réconciliation», a-t-il lancé, en espérant que Montréal sera imitée par d'autres municipalités et organisations gouvernementales, «afin qu'elles posent des gestes positifs pour le mieux-vivre ensemble».

Lia Lévesque, La Presse Canadienne