Munitions explosives non explosées : séance d’information publique sur le projet du lac Saint-Pierre

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local
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Environ 300 000 projectiles, dont une partie contient de la matière explosive, se retrouveraient au fond du lac Saint-Pierre. Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tiendra une séance publique d’information virtuelle le 9 novembre sur le projet d’atténuation du risque à la sécurité lié à ces munitions explosives non explosées.

En direct sur son site Internet et sa page Facebook à 19h30, le BAPE va renseigner le public sur le projet, la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, le processus de consultation du public ainsi que son rôle dans le projet.

À la suite des présentations du BAPE et de l’initiateur du projet, toute personne intéressée pourra poser ses questions en direct. Il sera possible de le faire en les soumettant à l’adresse courriel du mandat, en les formulant directement sur la plateforme Facebook, ou encore par téléphone au 1 800 463-4732.

« Les citoyens, les groupes, les municipalités ou les organismes qui souhaitent que le BAPE fasse un examen public sur les aspects sociaux, écologiques et économiques du projet ont jusqu’au 19 novembre pour faire une demande de consultation publique ou de médiation auprès du ministre de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques », précise un communiqué, qui ajoute que la documentation est tout aussi disponible en ligne dans le registre des évaluations environnementales du ministère de l’Environnement et de la lutte contre les changements climatiques.

Au-delà des enjeux de sécurité publique, la présence des munitions explosives non explosées au fond du lac s’avère une menace pour la qualité de l’eau, les écosystèmes aquatiques et tout le milieu naturel de la région. Le retrait n’est pas sans risque.

La défense nationale prévoit des mesures d’atténuation telles que « le respect d’une quantité maximale d’explosifs par détonation ; le confinement des détonations à l’aide de sacs de sable et la vérification de la présence d’oiseaux ou de mammifères sur le site avant la détonation. »

Rappelons que de 1952 à 1999, le lac Saint-Pierre a servi de terrain d’essai de tir, précisément au sud de la voie maritime entre les municipalités de Sorel-Tracy et Trois-Rivières. Le Centre d’essais et d’expérimentation en munitions (CEEM) de Nicolet y a tiré plus de 500 000 projectiles pour tester le fonctionnement de munitions d’artillerie.

Près de 3 % des obus encore présents dans le lac Saint-Pierre sont dangereux et doivent être retirés selon la Défense nationale.

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local, Le Canada Français