Nouvelle éclosion de COVID à la prison de Bordeaux ?

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Ahuntsic-Cartierville - Six mois après avoir maîtrisé une éclosion majeure qui a fait un mort, la COVID-19 est de retour entre les murs de l’établissement de détention de Montréal. Le ministère de la Sécurité publique (MSP) confirme au Journaldesvoisins.com qu’une personne incarcérée et six membres du personnel de la prison de Bordeaux sont actuellement positifs à la COVID.

Vendredi matin, les statistiques officielles du MSP faisaient état de huit cas actifs de COVID chez des employés de la prison, mais d’aucun cas dans la population carcérale.

Peu de détails filtrent pour l’instant

Interrogé par le JDV à savoir s’il s’agissait d’une éclosion survenue en milieu de travail ou de cas acquis dans la communauté, le bureau des relations médias de la Direction des communications du MSP n’avait pas répondu au moment de publier. Le MSP n’a pas été en mesure de dire si les employés contaminés pouvaient avoir été en contact avec des personnes incarcérées avant d’avoir été déclarées positives et a par ailleurs refusé d’indiquer dans quel secteur se trouve la personne incarcérée atteinte et dans quels secteurs étaient affectés les employés touchés.

Transferts, transports et admissions : des facteurs de risque

L’automne dernier, l’établissement de détention avait échappé de justesse — et à plusieurs reprises — à un retour du virus dans l’établissement. En octobre, des détenus avaient été transférés à Bordeaux en provenance de l’établissement de Hull où s’était déclarée une éclosion de COVID.

La question des transferts et des transports de détenus avait continué de susciter des craintes, notamment lorsqu’un prévenu avait rapporté au JDV avoir côtoyé, lors d’une comparution au Palais de justice, en novembre, d’autres personnes incarcérées qui auraient dû être en isolement préventif.

Elle avait par ailleurs assuré que des règles de sécurité étaient en place advenant le cas où une personne incarcérée dans un secteur d’accueil ou un secteur de confinement COVID devait être transportée à l’extérieur de l’établissement.

Toujours en novembre, une personne atteinte de la COVID avait été prise en charge par les services correctionnels dans un centre hospitalier.

La personne en question était restée hospitalisée, sous la garde du personnel de la prison, et n’a donc pas été admise à l’établissement de détention.

Dans le cas présent, il n’est pas encore clair si c’est un détenu nouvellement admis qui a été déclaré positif ou si ce sont des employés qui ont fait entrer le virus dans l’établissement.

Le JDV a demandé au MSP si les personnes incarcérées ou le personnel des services correctionnels feront l’objet d’une stratégie de vaccination particulière, mais n’avait pas encore obtenu de réponse au moment de publier.

Simon Van Vliet, Initiative de journalisme local, Journal des voisins