Nouvelles mesures : la CSQ reconnaît l'effort, mais exprime des inquiétudes

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COVID-19. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) reconnaît les efforts du premier ministre pour tenter de freiner la transmission de la COVID-19 au sein de la population, tout en gardant les écoles ouvertes, dans l'intérêt de la réussite des élèves. Cependant, cela doit se faire en prenant tous les moyens nécessaires pour assurer la santé et la sécurité du personnel et des élèves, notamment en garantissant une qualité de l'air saine et sécuritaire dans les bâtiments. «C'est bien beau d'assurer des masques pour tout le monde, mais les scientifiques ont démontré que le virus se transmet principalement par aérosols. Il est donc essentiel que le gouvernement prenne sans tarder des mesures pour connaître la situation de la qualité de l'air dans tous les établissements scolaires et pour l'améliorer, le cas échéant», souligne Sonia Ethier, la présidente de la CSQ. Cette dernière a hâte d'entendre le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, dévoiler son plan pour soutenir les élèves et le personnel dans ce contexte. «J'espère que le ministre a tiré des leçons de la période de confinement du printemps dernier et qu'il aura un vrai plan, cette fois-ci, pour que le personnel enseignant, professionnel et de soutien puisse poursuivre sa mission auprès des élèves et accompagner particulièrement celles et ceux qui ont des difficultés», plaide Sonia Ethier qui déplore d'ailleurs que cette annonce tardive laissera bien peu de temps au personnel pour se préparer aux ajustements à apporter. La présidente de la CSQ invite également la ministre de l'Enseignement supérieur, Danielle McCann, à faire connaître ses intentions pour assurer la sécurité et la santé des étudiants ainsi que du personnel des cégeps et universités d'ici la fin de la pandémie. Elle rappelle que, tout comme le personnel de l'éducation, le personnel de la santé doit avoir accès à un nombre suffisant de masques N95 pour assurer sa santé et sa sécurité, de même que les éducatrices travaillant dans les services éducatifs à la petite enfance, qui ont connu des ratés récemment dans la qualité du matériel de protection.

Toujours du côté de la CSQ, la petite enfance a besoin elle aussi d'un «traitement-choc» pour assurer la sécurité des intervenantes. Alors que ses membres continueront à jouer un rôle essentiel dans la société en offrant tous les services dont les tout-petits et leurs parents ont besoin, la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) est très inquiète pour la santé et la sécurité de ses éducatrices et a fait part de ces inquiétudes au ministre de la Famille.

La FIPEQ-CSQ croit fermement que les mesures actuellement en place pour protéger les éducatrices des risques associés à la COVID-19 ne sont pas suffisantes et que des mesures concrètes supplémentaires doivent être mises en place non seulement pour assurer leur santé et leur sécurité, mais aussi leur équilibre travail-famille. Ainsi, la fédération a fait part de plusieurs demandes au ministère de la Famille, notamment :

La FIPEQ-CSQ a également réitéré sa demande de mettre en place une prime COVID-19 pour les intervenantes en petite enfance.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal