Octogénaire de Tadoussac sauvagement battue en 2017 : les accusés subissent leur procès

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Les accusés Christopher Sehota Paquet, 28 ans, et Ko Prakongkham, 43 ans, en lien avec l’agression d’Aline Bouchard Caron, gravement blessée dans la nuit du 23 au 24 octobre 2017, à Tadoussac, ont subi leur procès du 16 au 20 novembre au palais de justice de Baie-Comeau.

Selon le procureur de la couronne attitré au dossier, Me Alex Turcotte, le procès s’est bien déroulé. « Le mardi 17 novembre était une journée très intéressante, car j’ai déposé des vidéos où l’on voit les accusés rôder autour de la maison de la victime ainsi que l’arme du crime », a-t-il affirmé aux médias par courriel.

Les deux petites-filles de la victime, les premiers répondants, et d’autres membres de la famille ont témoigné au procès qui se déroulait à huis clos.

Une des petites-filles de la victime qui a témoigné la semaine dernière, Érika Caron, a mentionné qu’elle ne voulait émettre aucun commentaire et qu’elle avait confiance aux responsables du dossier. « Je laisse ça dans les mains du procureur et des enquêteurs. J’ai confiance en eux. »

Le verdict quant à la culpabilité de Sehota Paquet et Prakongkham n’a toujours pas été rendu. Il pourrait prendre un mois et plus avant que le juge ne témoigne de sa décision et que les accusés reçoivent leur sentence s’ils sont déclarés coupables.

Chefs d’accusation

Rappelons qu’ils font face à des accusations de tentative de meurtre, voies de fait graves, séquestration et introduction par effraction et qu’ils ont été arrêtés plus d’un an après le crime, soit en juillet 2019. Il avait alors été confirmé par la Sûreté du Québec que Christopher Sehota Paquet était connu de la famille.

La dame âgée de 81 ans lors de l’agression avait été retrouvée sur le sol dans sa résidence de la rue de la Coupe-de-l’Islet qui avait été cambriolée. C’est un proche qui l’a retrouvée alors qu’il s’était inquiété de ne pas avoir de nouvelles de la victime ce soir-là.

Elle souffrait notamment de plusieurs fractures et d’une hémorragie au cerveau, mais a survécu à ses blessures. Toutefois, elle demeure avec des séquelles irréversibles.

Après une enquête sur remise en liberté de cinq jours, la juge Sonia Bérubé a décidé, le 16 septembre 2019, de libérer les deux hommes qui étaient emprisonnés depuis leur arrestation.

Les présumés agresseurs devaient toutefois respecter plusieurs conditions et payer une caution fixée à 10 000 $ et 5 000 $.

Johannie Gaudreault, Initiative de journalisme local, Journal Haute-Côte-Nord