Pierre-Olivier Tremblay, successeur de Luc Bouchard?

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Trois-Rivières – Pressenti comme l'un des potentiels successeurs de l'évêque de Trois-Rivières Mgr Luc Bouchard, Mgr Pierre-Olivier Tremblay ne veut pas se réjouir trop rapidement, d'abord par respect pour son collègue, ensuite parce que le poste ne lui est pas assuré, bien qu'il soit l'adjoint de l'homme d'église depuis mai 2018.

Rappelons que Mgr Bouchard a annoncé qu'il quittait ses fonctions pour des raisons de santé.

«Le fait d'être évêque auxiliaire ne rend pas une nomination comme évêque automatique, ce n'est pas une assurance. J'aimerais occuper le poste, c'est certain. Je suis à Trois-Rivières depuis cinq ans et il y a de très belles possibilités», exprime l'ancien recteur du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

En attendant l'arrivée d'un nouvel évêque, c'est le Collège des consulteurs, un comité formé de membres du diocèse, qui procédera à la nomination d'un administrateur. Ce dernier sera chargé de voir au bon déroulement des choses jusqu'à l'entrée en poste du successeur de Mgr Bouchard.

«Ça me déstabilise un peu d'être obligé de se retrouver dans une zone de flottement, mais on va s'assurer qu'il n'y ait pas de vide en ce qui a trait à la gouverne. Le processus suit son cours», précise Mgr Tremblay.

Ce processus visera à choisir, au cours des prochains jours, un prêtre de plus de 35 ans qui démontre «un caractère prudent», selon Mgr Tremblay, qui occupera d'ailleurs un siège dans le cadre du processus décisionnel.

Luc Bouchard, timide et dévoué

Invité à commenter le départ de son «patron», Pierre-Olivier Tremblay a parlé d'un homme «dévoué, très axé sur les responsabilités».

«Quand il reçoit un mandat, il l'assume pleinement. Je n'imagine pas à quel point c'est difficile pour lui de quitter. Il le fait assurément parce qu'il a atteint ses limites physiques», partage-t-il.

«Pour moi, Mgr Bouchard, c'est un homme profond, discret, timide, mais attentif et sensible», a décrit Mgr Tremblay.

«C'est un homme travaillant, qui suit ses dossiers de proche et qui possède une bonne culture de la politique, notamment», a-t-il ajouté.

Les messes à 10, un casse-tête

Contrairement aux contraintes imposées lors de la première vague de COVID-19, il sera impossible pour un lieu de culte de réunir 10 croyants dans plusieurs locaux d'un même bâtiment, selon ce qui a été précisé lundi par le gouvernement Legault.

Auparavant, un maximum était fixé par local, mais il était possible de multiplier les locaux. Cette fois, ce sera différent.

«C'est plus compliqué pour nous parce que dans les faits, on entrouvre la porte d'un centimètre», illustre Pierre-Olivier Tremblay, qui se désole de la décision prise.

«L'exagération de certains a pénalisé tout le monde. Un seul lieu de 10 personnes, c'est dommage.»

Toutefois, il s'avoue positif sur l'oreille tendue par le gouvernement à la situation de la religion.

«Le gouvernement fait preuve de bonne volonté en reconnaissant que le culte occupe une place pendant cette pandémie. La conversation avec le gouvernement est plus suivie maintenant», concède-t-il.

Les différentes communautés du diocèse de Trois-Rivières devront désormais plancher sur une stratégie, à savoir si elles gardent les lieux de culte ouverts ou non, suivant cette nouvelle consigne.

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local, Le Nouvelliste