Plus de la moitié des musiciens envisagent changer de carrière

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
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COVID-19. La Guilde des musiciens et musiciennes du Québec publie les résultats d’un sondage effectué auprès de 755 musiciens entre le 6 et le 22 octobre 2020. En raison des problèmes causés par la pandémie, 57% des musiciens sondés envisagent ou sont en réflexion sur un changement de carrière. De ce nombre, il y en a 18% pour qui c’est un oui ferme. Le sondage permet également d’apprendre que 75% des musiciens professionnels ont reçu la prestation canadienne d’urgence (PCU) et que 50% considèrent qu’ils font face à des difficultés financières. En 2019, 20% des membres de la Guilde gagnaient 20 000 $ et moins. En 2020, cette proportion devrait monter à 56%. Les musiciens étaient aussi invités à se prononcer sur une note entre 0 et 100 à donner aux gouvernements quant aux mesures prises pour les soutenir dans le contexte de pandémie. Pour le gouvernement fédéral, la note obtenue est de 62 sur 100. Elle est de 25 sur 100 pour le gouvernement québécois.

Après analyse des commentaires reçus avec le sondage par la Guilde, il semble que la rapidité du gouvernement fédéral à agir en créant la PCU et la PCRE ait été appréciée par les répondants

«En revanche, les musiciens n’ont pas encore constaté d’amélioration significative de leur situation professionnelle et financière suite aux annonces faites par le gouvernement provincial pour aider le milieu de la Culture. La GMMQ apprécie les efforts des différents paliers de gouvernement pour soutenir l’industrie culturelle, mais la situation financière des musiciens reste néanmoins précaire. Il faudrait donc revoir certains programmes pour s’assurer que tous les artistes en bénéficient concrètement», indique-t-on.

Par ailleurs, 81% des membres ne sont pas d’accord ou plus ou moins d’accord avec les restrictions imposées aux lieux culturels en zone rouge. Ils souhaitent un retour au travail le plus rapidement possible. «Compte tenu du fait que les mesures mises en place pour assurer la sécurité du public et des artistes étaient efficaces et rigoureuses, et qu’aucune éclosion n’a été constatée en lien avec les lieux de spectacle, la GMMQ comprend parfaitement l’insatisfaction des musiciens à ce sujet», conclut-on.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal