Programme de conversion pour des lumières DEL: des économies garanties

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Depuis 2018, 178 villes du Québec ont converti leur éclairage de rue pour des lumières DEL, générant des économies totales de 9 135 000 $. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Dolbeau-Mistassini et Saint-Prime ont embarqué dans l’aventure. Avec une garantie assurée par le promoteur, Énergère, pour les économies d’énergies, les investissements des villes sont assurés.

C’est en 2018 qu’Énergère, une entreprise de services écoénergétique basée à Montréal, a remporté un appel d’offres de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) pour lancer le programme Lumières sur le Québec. Le but du programme : offrir un service d’achat groupé à toutes les municipalités du Québec pour convertir l’éclairage de rue vers des systèmes plus écoénergétiques. Non seulement les projets permettent-ils d’envisager des économies à terme, mais ces économies sont même garanties par Énergère, qui en a même fait une marque de commerce. « Des économies garanties, c’est un des éléments forts de notre groupe », lance Jean Théroux, conseiller principal innovation et stratégie, chez Énergère.

Œuvrant dans le secteur du bâtiment depuis 25 ans, Énergère a voulu diversifier son offre et mettre son expertise à profit en efficacité énergétique, explique ce dernier. Et c’est en misant sur l’éclairage de rue, avec les lumières DEL (à diodes électroluminescentes), que l’entreprise a lancé son offre.

Ce type d’éclairage permet de faire des économies énergétiques allant jusqu’à 70 % et leur durée de vie est de 25 ans, ce qui permet de réduire les dépenses énergétiques et l’entretien.

Par exemple, Saint-Prime a remplacé 198 luminaires, pour un coût de 84 224 dollars, ce qui permettra des économies énergétiques de 15 000 dollars par an, en plus de réduire les coûts d’entretien d’environ 5000 dollars par an. L’investissement sera remboursé en 3 ans et 4 mois. « Ça nous permet de faire des économies pour les citoyens », remarque le premier magistrat, Lucien Boivin.

À Dolbeau-Mistassini, la conversion de 1803 luminaires, un projet de 1,27 million de dollars, génère des économies annuelles de 90 000 dollars. « Le tarif d’achat groupé a rendu le projet très alléchant avec un retour sur l’investissement en seulement 7 ans », a souligné le maire Pascal Cloutier.

Il faut préciser que Dolbeau-Mistassini a pris l’option du système de gestion intelligente de l’éclairage. Ce système permet de gérer l’éclairage à distance en temps réel, de moduler l’intensité de l’éclairage selon les besoins et d’être informé à distance d’un bris ou d’une défectuosité, explique Jean Théroux, qui ajoute qu’une meilleure gestion de la durée et de l’intensité de l’éclairage permet de faire davantage d’économies. « Nos équipes se familiarisent avec le système de gestion intelligente et pour le moment, tout le monde s’en trouve satisfait », remarque Pascal Cloutier.

La plus longue durée de vie des lumières DEL permet aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre en calculant l’impact sur le cycle de vie complet du produit. Ainsi, l’émission de 3787 tonnes d’équivalents CO2 a été évitée avec le programme Lumières sur le Québec. Une carte interactive sur le site d’Énergère permet de consulter tous les projets réalisés au Québec.

Des villes plus intelligentes Au cours des prochaines années, Énergère souhaite continuer à faire croître son offre de services pour la division de villes intelligentes. « On veut continuer à développer nos relations avec les villes, les écouter pour comprendre leurs besoins spécifiques et les accompagner dans la gestion municipale », note Jean Théroux.

Pour soutenir les villes, Énergère a donc développé un portefeuille de solutions élargies, notamment pour faire la gestion des gaz à effet de serre, la gestion des eaux (avec les capteurs et les compteurs d’eau) ainsi que la division de bâtiment intelligent. De plus, en travaillant avec K2 Geospatial, Énergère a développé une plateforme des actifs municipaux. « Ça permet de répertorier et de gérer tous les actifs en intégrant notamment une fonction de géolocalisation », ajoute ce dernier. Cette plateforme permet d’intégrer toutes les données liées à la gestion municipale à un endroit, permettant de suivre le cycle de vie des infrastructures. « Plus on a de données et mieux on peut gérer les actifs », conclut Jean Théroux.

Guillaume Roy, Initiative de journalisme local, Le Quotidien