Régime public d'assurance médicaments : il en coutera plus cher aux assurés

·2 min read

SANTÉ. À compter du 1er janvier 2021, la participation financière d'une partie des personnes inscrites au régime public d'assurance médicaments (RPAM) sera modifiée. Ainsi, la prime annuelle maximale à payer à Revenu Québec lors de la production de la déclaration de revenus passera de 648 $ à 662 $, une augmentation de 2,2 %. La franchise mensuelle sera maintenant de 22,25 $, soit 2,3 % d'augmentation. De son côté, la contribution mensuelle maximale est maintenue à 95,31 $ pour les personnes de 18 à 64 ans et pour celles de 65 ans ou plus ne recevant aucun Supplément de revenu garanti (SRG). Cette contribution est également maintenue à 54,83 $ par mois pour les personnes de 65 ans ou plus recevant un SRG au taux de 1 à 93 %. Rappelons qu’en raison de la pandémie de COVID-19, un règlement d'urgence a été approuvé en juin 2020. Le gouvernement s'est ainsi assuré d'une hausse moindre de la prime et d'un gel de la franchise et de la coassurance pour une durée de 6 mois. C'est pourquoi les tarifs ont été de nouveau ajustés au 1er janvier 2021. Par ailleurs, on constate une croissance du nombre de personnes assurées par le régime public. Le contexte particulier de la pandémie a notamment engendré un transfert des assurés du secteur privé vers le régime public en raison des pertes d'emploi. La presque totalité des personnes âgées de 65 ans ou plus au Québec est assurée par le régime public. La proportion de cette clientèle par rapport à la population globale du Québec a augmenté au cours des dernières années. De plus, elle consomme un plus grand nombre de médicaments. Globalement, la consommation moyenne de médicaments par personne assurée a aussi augmenté. Le nombre moyen d'ordonnances par participant est passé de 75,15 (2018-2019) à 77,51 (2019-2020), soit une augmentation de 3,1 %. Un autre facteur a aussi contribué à l'augmentation des coûts du régime : celui-ci a été bonifié par l'ajout de nombreux médicaments couverts pour traiter une plus grande variété de conditions de santé. Les nouveaux médicaments sont également plus dispendieux, ce qui accentue la tendance à la hausse.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal