Rallye et festivals reportés-Des pertes importantes pour la région

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Bon an mal an, quand le mois de janvier s’installe dans la région de Chibougamau-Chapais, la population se prépare à une période active. C’est que, dans notre beau coin de pays, les gens aiment bouger. Les activités hivernales sont fort nombreuses de la mi-janvier jusqu’à la fin de la semaine de relâche au début du mois de mars et même au-delà. Ces activités génèrent des revenus importants pour certains commerçants. Que ces activités soient des sports mécanisés ou des sports plus physiques, à chaque fin de semaine, il y a une ou des activités. Mais, cette année, la situation sera vraiment très différente.

La pandémie aura chamboulé bien des habitudes qui sont ancrées chez les Jamésiens depuis plusieurs décennies et qui apportent leur lot de visiteurs et de retombées qui ne seront pas au rendez-vous cette année. Cette perte s’ajoute à tout ce que la COVID a déjà couté en revenus à la région.

Les gens de Tourisme Baie-James sont bien au fait de l’absence de cette manne. Le secteur des festivals et évènements est un pôle majeur pour l’industrie touristique. C'est un des secteurs qui est le plus durement touché actuellement avec l'annulation de la grande majorité des évènements depuis mars 2020 et pour une bonne partie de 2021.

Au-delà des consignes sanitaires et du couvre-feu, les évènements et festivals ont besoin de commanditaires pour boucler leur budget.

« Pour la plupart, ils sont gérés par des équipes de bénévoles et dépendent de l'appui de plusieurs partenaires qui sont, avec raison, plus réticents à donner leur appui financier et qui le demeureront encore pour une bonne partie de l'année », de mentionner le président de Tourisme Baie-James, Alexandre-Maxim Jacob.

« Ce que je souhaite, c'est qu'on puisse retrouver un contexte favorable rapidement avec la campagne de vaccination qui est cours actuellement, que les partenaires répondent présent et que chaque organisation puisse récupérer un maximum de bénévoles pour repartir la machine lorsqu'elles auront le feu vert de la santé publique,» affirme M. Jacob qui siège aussi comme représentant du secteur attrait, évènement et festival.

Tourisme Baie-James continue de faire des représentations afin de pouvoir soutenir ses membres et limiter les dégâts causés par la pandémie car plusieurs organisations doivent assumer des couts fixes récurrents avec un revenu quasi inexistant.

Tous annulés

Quand on fait un rapide tour de la situation des évènements et festivals dans la région, tous ont dû déclarer forfait. Que l’on pense aux quatre randonnées pour les motoneiges antiques, le Super Rallye minoune du Club Auto-neige de Chibougamau, le Défi polaire de Chapais et la randonnée de l’Association des minounes extrêmes de Chibougamau (AMEC) qui se fait en pleine ville et, bien entendu, le Rallye du président du Festival Folifrets, le crosscountry et toutes les autres activités qui y sont reliées lors de la semaine de relance du début mars. Le monde des sports sur glace est aussi touché, que ce soit le patinage artistique, bien sûr le hockey avec les activités du hockey mineur, le tournoi mineur et les tournois pour adultes. Les retombées de toutes ces activités ne peuvent se chiffrer au moment d’écrire ces lignes mais, surement, qu’elles se comptent en milliers de dollars.

Renverser la tendance

Selon les statistiques, les amateurs de loisirs et de sports d’hiver sont de plus en plus nombreux au Québec et, cette année, notre région a été une des seules au Québec à pouvoir profiter des sports hivernaux puisque le couvert de neige était presque inexistant ailleurs en province, particulièrement dans le monde de la motoneige.

La situation sanitaire n’a malheureusement pas pu bénéficier à nos commerçants au maximum, mais il faut prendre la balle au bond et se préparer pour attirer les visiteurs dans les années à venir. Les données des retombées touristiques en hiver pour le Nord-du-Québec ne sont pas disponibles sur les sites gouvernementaux mais, quand on regarde la tendance au Québec, on remarque une augmentation de la fréquentation du tourisme hivernal en provenance du reste de notre province. Dans les mois à venir, le Québec aura le gout de se réinventer tout en encourageant les gens d’ici. Quand ce sera possible, nous aurons une chance incroyable de vendre la plus belle région du Québec : la nôtre.

René Martel, Initiative de journalisme local, La Sentinelle