Rebondissement dans l’affaire Martin Prud’homme

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
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POLICE. Après l'analyse du dossier de Martin Prud'homme effectuée par le Secrétariat aux emplois supérieurs, la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault enclenche un processus qui pourrait mener à la destitution de Martin Prud’homme, l’ancien grand patron de la Sûreté du Québec.

Rappelons qu’en mars 2019, le gouvernement avait annoncé en mars 2019 sa suspension en raison d’allégations de nature criminelle. Après enquête, aucune accusation n’avait retenu contre l’homme qui compte bien se défendre.

«J'apprends avec consternation et avec un sentiment profond d'injustice que le gouvernement vient de mandater la Commission de la fonction publique afin qu'elle lui fasse rapport sur ma possible destitution de la direction de la Sûreté du Québec», a déclaré Martin Prud’homme via un communiqué de presse où l’ancien policier tient à remettre les pendules à l’heure. «Le 6 mars 2019, j'ai été suspendu en raison d'un appel téléphonique à Me Annick Murphy, directrice de la Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP), datant du 23 octobre 2017, soit plus de 16 mois après l'événement. Après plus d'un an d'enquête, pour un appel téléphonique, j'ai été blanchi de toute infraction de nature criminelle, sans même que les enquêteurs ne m'aient rencontré alors que j'ai offert toute ma collaboration. La véritable intention derrière cette enquête n'était pas l'appel téléphonique, mais plutôt de mener une vaste partie de pêche visant à m'associer aux fuites médiatiques sur la simple présomption que j'avais des liens d'amitié avec Guy Ouellette et des liens familiaux avec l'ex-Commissaire à l'UPAC, Robert Lafrenière», explique-t-il en précisant que «le gouvernement s'apprête à prendre une décision sur la base de faits erronés, incomplets et qui comportent une multitude de raccourcis». «J'entends défendre mes droits et ma réputation devant une instance juste et impartiale puisque j'ai perdu toute confiance dans la capacité du sous-pouvoir politique qui a déjà décidé que ma carrière était terminée», ajoute un Martin Prud’homme qui avait également un message à adresser à tous les policiers du Québec. «Je vous demande de garder la tête haute et de continuer à croire en la justice que vous défendez au quotidien. Bien sûr, une parcelle du système est malade, mais les citoyens ont besoin de votre droiture et de vos valeurs», conclut-il.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal