Recruter à l’étranger : Un casse-tête pour combler les besoins de main d'œuvre

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Gérer le processus d’immigration pour garantir un processus de recrutement sans difficultés est une mission de plus en plus complexe et très bureaucratique. Malgré ces démarches, les entreprises dans les régions et notamment au Témiscamingue n’ont pas le choix que de devoir s’armer de patience afin d’aller cherches les employés dans les domaines en demande.

À la conquête des soudeurs

Confrontée à une pénurie de main d'œuvre, l'entreprise Témisko n’avait pas le choix que d’aller commencer les démarches nécessaires à la recherche des employés qui leur manque. « Principalement, nous allons recruter des postes des soudeurs. Afin de combler ses postes nous faisons appel aux services des firmes spécialisées » explique la directrice des ressources humaines chez Témisko, madame Caroline Renaud.

Un manque de bouchers dans la région

Chez Provigo, les gestionnaires ont été parfois obligé de réduire les heures d’ouverture de certains départements et service, et surtout d’offrir moins de variété pour les clients faute de manque de la main-d’œuvre. « J’ai essayé de chercher les profils qui nous manque dans notre magasin depuis plusieurs années, mais je n’ai reçu aucun CV qui répond à nos besoins et attentes pour les postes en demande. Ce sont surtout les bouchers et des employés dans le département de la charcuterie dont nous avons plus le besoin » précise le directeur de Provigo à Ville-Marie, monsieur Denis Nolet. « J’ai engagé une firme pour me trouver cinq candidats pour les cinq postes qui me manquent, à temps plein, après entrevues j’ai engagé les cinq » a-t-il ajouté.

Recruter localement !

Devant l’incapacité d’embaucher des travailleurs de la région, l’entreprise témiscamienne Témisko à dû faire le choix d’aller recruter à l’international. « On est parti chercher des travailleurs étrangers qui demeurent déjà au Canada, qui ont perdu leurs emplois à cause de la COVID-19. Pour nous c’était beaucoup plus rapide d’aller recruter ces gens-là puisqu’on parle d’un délai d’un mois pour pouvoir faire le transfert. Mais face à la pénurie nous étions obligés d’aller chercher au-delà de nos frontière » souligne la directrice des ressources humaines.

Pleins de défis à surmonter

Les travailleurs étrangers, que Témisko recrute, viennent principalement de trois pays différents, à savoir la Colombie, le Costa-Rica et le Nicaragua. « Afin de pouvoir les faire venir, il faut passer par une démarche administrative très longue et un processus de paperasse complexe et compliqué » poursuit-elle. « Au-delà de la phase administrative, la pénurie des logements, surtout en cette période de l’année, est un autre défi à surmonter et à gérer. Notre réalité est bien différente des travailleurs qui viennent pour des périodes saisonnières. Les notre viennent avec leurs familles et don ils ont besoin de plus d’espace et des logement adaptés aux familles et non à des personnes pouvons vivre seules et temporairement » ajoute Caroline Renaud.

Ce n’est pas toujours positif…

« Si y a une chose que je peux affirmer, hors de tout doute, c’est que nous avons fait le processus dans les règles de l’art. Aucun détail n’a été négligé. Nous avons eu un an pour nous préparer. Nous avons choisi de faire affaire avec une firme externes pour le recrutement, un processus qui devait être clé en main. Si j’ai un conseil à donner : Si tu n’es pas prêt à mettre autant d’effort que le consultant que tu engages, ne te lance pas dans l’aventure » exprime la Vice-Présidente et Directrice des ventes-soumissions (propriétaire) chez Cardinal, madame Karie Bernèche. À la suite d’un concours de circonstances et d’obligations familiales le candidat est reparti après un mois. Comme on dit ici, l’histoire s’est terminée en queue de poisson. Dommage quand on passe aux sommes qui ont été investies dans le processus mais surtout au temps que nous avons mis sur ce dossier » fait-elle savoir.

Un suivi rigoureux

Les firmes intermédiaires entre les employeurs et les employés ont généralement une mission très bien définie afin de compléter leur processus de recrutement. Chaque firme a ses stratégies, la nature de sa mission et ses valeurs. « Le suivi je le fais par moi-même, de la recherche du logement à l’arrivé des employés. La firme avec qui nous faisons affaire se limite beaucoup plus à ce qui est administratif » conclu Caroline Renaud.

Moulay Hicham Mouatadid, Initiative de journalisme local, Reflet Témiscamien (Le)