René Lévesque : 50 regards sur l’homme et son héritage

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POLITIQUE. À l'aube de son centième anniversaire de naissance et 33 ans après son décès que reste-t-il de René Lévesque? C’est avec cette question en tête que les auteurs Marie Grégoire et Pierre Gince ont recueilli des témoignages de ses proches, de ses collaborateurs et de ses adversaires qui font ressortir un portrait pluriel et original du journaliste et du grand homme politique que fut René Lévesque.

«Je ne lui ai jamais parlé, mais je l’ai beaucoup observé, tant au Café du Parlement que dans les corridors, au Salon bleu et à travers les médias. Et je me questionnais : «Quel est l’homme derrière ce personnage plus grand que nature? Comment parvient-il à voir si loin et grand pour le Québec? Comment est-ce de travailler à ses côtés? Comment est-il avec ses proches?»», explique Pierre Gince, un ancien journaliste qui fut également attaché politique d’un ministre du gouvernement Lévesque. «À cette époque, jamais je n’aurais pu m’imaginer que Marie Grégoire… et moi allions écrire à son sujet. Trente-cinq ans et 50 entrevues plus tard, j’ai découvert que René Lévesque était encore plus impressionnant que je ne l’imaginais. Plus complexe, aussi», ajoute l’auteur qui, avec l’ancienne députée adéquiste qu’est Marie Grégoire, a interviewé, entre autres, des anciens ministres tels que Louise Harel, Marc-André Bédard et Guy Chevrette. À noter, pour la première fois, sa sœur Alice a accepté de témoigner publiquement comme son garde du corps Victor Landry dans René Lévesque et nous, un livre de 365 pages disponible aux Éditions de l’Homme.À propos de René Lévesque

Correspondant de guerre pour les États-Unis et par la suite journaliste à Radio-Canada, c’est en 1960 que René Lévesque fait le saut en politique avec l'«équipe du tonnerre» de Jean Lesage. Ministre des Ressources naturelles, c’est le Gaspésien qui pilote la nationalisation de l'électricité.

Par la suite, il quittera le Parti libéral du Québec pour fonder le Mouvement souveraineté-association, puis le Parti québécois en 1968. Le 15 novembre 1976, il devient le premier ministre du Québec. Un poste qu’il occupera jusqu’en 1985. Né le 24 août 1922, René Lévesque décède le 1er novembre 1987. Enterré au cimetière Saint-Michel à Québec, on retrouve sur sa pierre tombale une épitaphe signée Félix Leclerc. «La première page de la vraie belle histoire du Québec vient de se terminer. Dorénavant, il fera partie de la courte liste des libérateurs de peuples».

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal