Samuel Girard : Satisfait de renouer avec l’action

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Trois mois après la fin des séries éliminatoires, le défenseur robervalois de l’Avalanche du Colorado, Samuel Girard, était bien heureux de renouer avec l’action.

Ça fait du bien de recommencer à jouer. On a passé toute la période de pause à se demander quand la saison allait commencer. Il y avait toujours des rumeurs comme quoi ça allait recommencer dans deux semaines, et rendu là, c’était encore reporté. Donc quand on a appris que nous allions reprendre le jeu le 13 janvier, les gars et moi on était vraiment content », raconte le défenseur en entrevue téléphonique.

Il ajoute que de ne pas connaitre officiellement la date de retour au jeu ne l’a toutefois pas dérangé dans sa motivation à s’entrainer.

« Si je passe trois jours sans m’entrainer, je ne me sens pas bien, donc la motivation était toujours là. Le plus difficile, c’était de ne pas jouer au hockey et de ne pas être avec mes coéquipiers. »

Après avoir passé quelques semaines dans la bulle à Edmonton lors des dernières séries éliminatoires, Girard n’est pas revenu à Roberval, comme à son habitude. Il est plutôt retourné à sa maison de Denver, afin d’éviter de passer trop de temps en quarantaine.

De plus, en étant à Denver, Samuel avait accès au centre d’entrainement de l’Avalanche afin de patiner et de s’entrainer.

Saison chargée

Étant donné le début de saison tardif, toutes les équipes de la LNH joueront 56 matchs d’ici avril prochain. Comme les calendriers sont déjà serrés, les 31 formations du circuit Bettman n’ont pas joué de matchs préparatoires, en plus de connaitre des camps d’entrainement très court.

« C’est certain que ç’a eu un impact lors des premiers matchs. Les gars étaient tous en forme, mais il fallait retrouver notre rythme. Mais au bout de quatre matchs je dirais, c’était revenu à la normale. »

Avec un calendrier aussi condensé, il n’est pas rare de voir les équipes jouer deux matchs en autant de jours. Les joueurs doivent donc s’adapter afin de demeurer en forme physique et mentale.

« Ça va être fatiguant sur le corps, mais il faut s’y faire. Mais tout le monde est dans le même bateau, ça n’avantage personne. »

Samuel Girard apprécie également ce qu’apporte le nouveau calendrier, où les équipes affrontent seulement les autres formations de sa division.

« Ce qui est bien là-dedans, c’est que ça crée des petites rivalités et ça donne aussi des matchs beaucoup plus intenses. »

Favoris

L’Avalanche fait d’ailleurs partie des équipes favorites pour remporter la coupe Stanley cette année. La pression que peuvent apporter ces spéculations ne semble toutefois pas déranger Girard et son équipe.

« Il y a beaucoup de prédictions en ce sens, mais dans la LNH, ça dépend toujours de la manière dont tu joues sur la patinoire. N’importe quelle équipe peut battre n’importe quelle équipe. Notre job est de se concentrer sur notre jeu et d’arriver prêt à chaque match. »

Janick Emond, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean