Secondaire en spectacle passe en mode virtuel

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Les finales locales, régionales et le 20e Rendez-vous panquébécois de l’événement Secondaire en spectacle s’affichent cette année mode virtuel.

L’humoriste Pierre-Yves Roy-Desmarais, porte-parole de l’événement a été chargé de rallier les troupes.

«Moi, c’était ma motivation au secondaire. L’art dramatique, l’impro, Secondaire en spectacle: c’était ça ma vie. Ça prend tellement de courage pour un jeune qui n’a pas beaucoup confiance en lui de se lancer là-dedans», souligne Pierre-Yves Roy-Desmarais. Secondaire en spectacle fait, depuis 25 ans, «toute une scène» pour développer l’estime des jeunes et faire rayonner la culture dans les écoles.

La suspension des activités parascolaires n’aura pas réussi à plomber les aspirations scéniques des jeunes élèves de la Mauricie. «Chaque région a un plan de match pour assurer ses finales locales et régionales», explique Antoine Lacasse, coordonnateur provincial des programmes de la corporation Secondaire en spectacle, qui tient à ce que l’événement ait lieu, peu importe le niveau de confinement des régions participantes.

Plus d’une centaine de prestations en Mauricie

Plus de 120 numéros prennent donc l’affiche des finales locales en février et mars dans les écoles de la Mauricie. Musique, danse, théâtre, ventriloquie, humour sont au programme variétés de l’événement.

Jessica Côté, coordonnatrice de l’événement pour la Mauricie, confirme que les finales locales de la Mauricie ont bel et bien lieu, même si la formule a été complètement chamboulée. Douze des quinze écoles secondaires des deux Centres de service scolaire de la région (de l’Énergie, du Chemin-du-Roy et une école privée) participent à l’événement.

«Chez nous, dans mon école, on a 18 numéros, mais ça varie pour chaque école. Ma plus petite finale locale comporte neuf numéros. Mais les adolescents étant ce qu’ils sont, ça peut changer vite!, affirme Jessica Côté. En ce moment, on filme les jeunes à l’école par classe-bulle. Ils font leurs numéros. Ensuite, une projection virtuelle sera soumise au jury lors de deux finales régionales. La Mauricie y présentera au total 24 numéros vers la mi-avril.»

Parents, cousins, amis, connaissances devront cependant faire le pied de grue avant de pouvoir se rincer les yeux des performances locales et régionales de Secondaire en spectacle Mauricie. Elles seront présentées en différé sur YouTube. Les infos sont disponibles en temps et lieu sur la page Facebook de Secondaire en spectacles Mauricie. Oui, c’est compliqué quand on n’est pas en direct!

«Je lève mon chapeau à tous les animateurs de vie scolaire des écoles d’embarquer dans le projet malgré la lourdeur du processus. Sans eux, ce serait impossible. C’est moins chaleureux comme processus. Pour plusieurs écoles, ça va être le seul événement culturel de l’année, c’est triste de même. J’étais contente qu’on soit assez solides pour continuer.»

Secondaire en spectacle s’articule autour de finales locales dans les écoles, puis de finales régionales où des lauréats sont désignés pour représenter leur coin de pays aux Rendez-vous panquébécois. Les lauréats des finales régionales se partageront six prix. Et deux d’entre eux se rendront au Rendez-vous panquébécois, explique Jessica Côté. Ce dernier sera lancé en grande pompe le vendredi 28 mai.

«Il est même possible qu’un Mixbus Studio, un autobus converti en studio d’enregistrement mobile doublé d’une scène, sillonne les régions du Québec pour offrir une expérience de captation unique aux lauréats, à défaut du public habituel», explique Louis-Philippe Lemay, directeur général du RVPQ 2021.

Secondaire en spectacle caresse par ailleurs le projet de lancer dès cet automne une nouvelle ligue d’improvisation secondaire. Une vaste consultation virtuelle est d’ailleurs en cours jusqu’au 9 mars afin de définir la mission et les objectifs d’une nouvelle structure dédiée à cet art de la scène. Ce projet reçoit l’appui du Théâtre de la Ligue Nationale d’Improvisation. Info: impro.secondaireenspectacle.qc.ca.

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud