Shawinigan : les discussions avec Allen se poursuivent

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Shawinigan – La Ville de Shawinigan poursuit ses discussions avec l'entreprise Allen, chargée d'effectuer les travaux de réfection du réseau d'aqueduc et des égouts dans le secteur Lac-à-la-Tortue. La Ville, qui a déjà récupéré 9,3 M$ pour le redistribuer aux fournisseurs, entend continuer à discuter tant qu'il y aura de l'ouverture en ce sens de la part de la compagnie.

«On a des choses à faire valoir des deux côtés. Il y a beaucoup de directives de changement sur lesquelles on doit s'entendre. Avant d'aller vers le juridique, on veut continuer à discuter tant que ce sera possible. Jusqu'à présent, on ne s'entend pas sur tout, mais ça se passe bien», confie le maire Michel Angers.

La Ville a également adopté, mardi soir en séance du conseil municipal, sa politique de disposition d'immeubles lui appartenant.

Cette politique s’applique à une demande déposée à la Ville pour l’acquisition d’un immeuble lui appartenant, à l’exclusion d’un immeuble situé dans un parc industriel et d’une parcelle de terrain étant la rive ou le littoral de la rivière Saint-Maurice. Cette politique ne s’applique pas à une demande déposée par toutes instances gouvernementales, sociétés d’État ou toutes autres entreprises ou sociétés de services publics.

«Quand on aura à disposer d'un immeuble, on va d'abord faire un appel public pour voir qui est intéressé par l'immeuble en question. Ça permettra une meilleure transparence et une meilleure égalité pour tous ceux qui seront intéressés», a souligné le maire.

Sur ce point, ce ne sera pas nécessairement le plus haut soumissionnaire qui l'emportera, comme on peut le voir habituellement avec des appels d'offres. La politique exclue également les terrains industriels, notamment.

Engagée pour l'environnement

La Ville a aussi révélé avoir signé une entente avec Shawinigan Aluminium inc. pour la réduction de consommation en eau.

La Ville souhaite ainsi encourager les industries qui ont une consommation en eau hors de l'ordinaire à développer des méthodes de production qui réduisent «de façon considérable» leur consommation en eau, ce sur quoi l'entreprise a accepté de travailler.

«Nous sommes très fiers de cette entente. Ils ont cru en nous et nous, en eux», a souligné Michel Angers.

Toujours en ce qui a trait à l'environnement, le maire a été interrogé par un citoyen mardi soir à savoir où la Ville en était par rapport à l'adoption du bac brun, une démarche qui se fait attendre, selon lui.

«C'est un dossier qui me passionne particulièrement. Quand je suis arrivé à la tête de la Régie de gestion des matières résiduelles il y a trois ans et demi, je me suis engagé pour la récolte des matières organiques. Il fallait d'abord obtenir l'acceptabilité sociale des gens de Saint-Étienne-des-Grès où se situe le site d'enfouissement», a-t-il d'abord argué.

«On s'enlignait vers cette méthode jusqu'à ce que le gouvernement du Québec demande à Énergir d'injecter 5% de gaz naturel renouvelable dans les tuyaux d'Énergie pour diminuer les gaz à effet de serre. Suite à ça, les prix du biogaz traité ont augmenté sensiblement», ajoute le premier magistrat.

«On s'est entendu avec une entreprise française pour construire une usine de raffinage du biogaz, ce qui constitue un premier pas vers la collecte des matières organiques», un projet qui pourrait amener des centaines de milliers de dollars à la Ville, voir près du million annuellement.

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local, Le Nouvelliste