Sortir des pistes !

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Comme tous les sports de plein air en 2020, le ski hors-piste gagne en popularité. À la recherche de territoire naturellement enneigé, de grands espaces et de neige folle, il s’agit de faire une ascension sur une montagne, puis de redescendre.

Le sport est souvent pratiqué avec des « peaux de phoques » qu’on colle sur nos skis, ou planche. Ce terme est en référence aux premières peaux d’ascension confectionnées avec le poil de l’animal, glissant d’un sens, mais adhérent de l’autre.

Estski est un organisme à but non lucratif qui vise à « outiller, informer et divertir pour soutenir la pratique du ski hors-piste dans l’est de l’Amérique du Nord. » Il y a deux ans, ils sont devenus officiellement une association. À travers leur média, on y trouve toutes sortes de chroniques, de guides, d’articles et d’outils sur le sport. Ils travaillent pour développer le sport et améliorer l’accessibilité au territoire naturellement skiable. Cette année ils ont vu leur nombre de membres grimper, avec l’engouement qui tourne autour du hors-piste, et ils en comptent bientôt 200.

À leurs membres, ils offrent des services exclusifs, comme des bulletins météo, des rabais pour la location d’équipements, des invitations aux évènements, etc.

Quelles sont les conditions parfaites pour le ski hors-piste?

Selon Thomas Thiery, membre fondateur et trésorier de l'association Estski, il est nécessaire qu’il y ait beaucoup, beaucoup, de neige. L’idéal est aussi d’avoir un terrain assez ouvert, par exemple des forêts matures où les arbres sont assez espacés. On veut aussi avoir une bonne descente, donc au moins 300 mètres de dénivelé continu à la verticale.

La Gaspésie est un bon exemple de ce type de territoire. L’endroit a par ailleurs connu une explosion en popularité durant les dernières années.

« La qualité de la neige en Gaspésie est assez inégalée et se rapproche de ce qu’on retrouve au Japon. Les gens ont réalisé qu’ils n’avaient pas besoin d’aller à l’autre bout du Canada pour pratiquer le hors-piste et qu’ils pouvaient retrouver d’aussi belles conditions dans leur province », indique-t-il.

[caption id="attachment_52772" align="aligncenter" width="692"] Photo : Thomas Thiery[/caption]

Le sport commence à s’installer dans la région et de plus en plus de stations ont une politique pour le ski hors-piste. Par exemple, les Sommets Morin-Heights et Olympia, ou encore les stations de ski Belle-Neige et Tremblant. Il est bien important de s’informer avec les stations de la possibilité de pratiquer le sport. On retrouve également quelques sites officiels, comme le mont Kaaikop, la montagne noire ou le mont Alta.

Pour consulter les endroits officiels dans la région où il est possible de pratiquer le ski hors-piste, consultez la carte interactive conçue par Estski estski.ca/carte/

Il y a bien sûr plusieurs endroits secrets où le ski hors-piste peut se faire, mais ces endroits sont difficiles à trouver et ne peuvent pas être accessibles à tous. « Si on dit nos places secrètes, il y aura des traces et l’endroit deviendra plus dangereux. Les conditions sont beaucoup plus belles lorsque personne n’y est passé avant. »

Le problème au Québec, c’est qu’il y a peu d’endroits officiels et aménagés pour le ski hors-piste, rendant le sport moins accessible à tous. Et c’est ce qui fâche ceux qui s’initient à la pratique. « Ce n’est pas tout le monde qui aime s’aventurer dans les bois, déchirer leurs vêtements et finir la journée trempés ! »

Article écrit en collaboration avec Thomas Thiery de l’association d’Estski.

Marie-Catherine Goudreau, Initiative de journalisme local, Journal Accès