Sport-études : Les jeunes du PWD font preuve de résilience

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« Si nos entraineurs n’y croyaient pas et qu’ils passaient leurs journées à se plaindre, les jeunes agiraient comme ça aussi. Mais c’est tout le contraire. Nos coachs se sont démenés et nos jeunes sont encore souriants et motivés », lance le directeur sportif au Pavillon Wilbrod-Dufour (PWD), Pascal Néron.

Malgré la situation difficile dans les sports au Québec présentement, les jeunes en sport-études au PWD font preuve de beaucoup de résilience. Selon leurs entraineurs, ils se montrent encore motivés et prêts à donner leur 110 % dans leur discipline respective.

« Le mot à la mode depuis plusieurs années chez nous, c’est le mot résilience. Des fois, on l’utilisait tellement et on ne savait plus vraiment ce que ça voulait dire. Mais dans la situation actuelle, on l’a tous vraiment appris ce qu’est la résilience. Malgré tout, les jeunes sont là, ils sont motivés et ils ont du fun à pratiquer », indique l’entraineur au hockey, Alex Maltais.

Ses collègues, Claudia Renaud (entraineuse en cheerleading) et Patrice Boudreault (entraineur au football) abondent également en ce sens.

Se réinventer

Si au début de l’année scolaire, tous les sports pouvaient être pratiqués quasiment comme à la normale, lorsque la région est tombée en zone rouge, cela du tout au tout.

Les équipes ont été fragmentées pour former de petites bulles et les entrainements sont devenus plus rares. Les entraineurs se sont donc serré les coudes afin de travailler ensemble à se réinventer.

Au hockey, les entrainements se sont tournés vers la pratique d’habiletés individuelles. En cheerleading et au football, les entrainements sont plutôt devenus des cours d’éducation physique avec des sports facilement praticables à 2m de distance.

« Mon but, c’est que lorsque mes filles entrent dans le gymnase, qu’elles soient là pour avoir du fun, se défouler et sortir toute l’anxiété qu’elles pourraient avoir accumulée », souligne Claudia Renaud.

Motivation

Chaque jeune vit la présente situation différemment. Mais dans l’ensemble, ils sont tous, peu importe le sport, très motivé malgré tout.

Au football, la situation est plus difficile pour les secondaires 5.

« C’est leur dernière année, ça devait être leur grande saison. Mais pour les autres, c’est comme d’habitude. Ils savent qu’ils auront une autre saison l’an prochain », fait savoir Patrice Boudreault.

Au hockey, Alex Maltais rapporte une autre situation.

« C’est plus au niveau scolaire que c’est difficile. Sur la glace, les gars sont heureux, mais pour leurs cours à distance, ce n’est pas facile. On doit les aider à ce niveau », complète-t-il.

Janick Emond, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean