Starlink: des changements dans l’industrie

Simon Roberge, Initiative de journalisme local
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On pourrait croire que l’arrivée de Starlink annoncera la mort de plusieurs compagnies qui offrent l’internet en région, mais il en est tout autre selon le directeur général par intérim de la Fédération des coopératives de câblodistribution et de télécommunication du Québec (FCCTQ), Gaston Dufour.

La FCCTQ regroupe des distributeurs comme Xplornet, Cable Axion et des dizaines de coopératives. Ils pourront profiter de l’arrivée de Starlink selon M. Dufour.

« C’est positif parce qu’on peut utiliser Starlink pour le développement de communautés qui sont isolées, explique-t-il. Nous, les petits cablo, pouvions nous interconnecter avant avec Vidéotron, Bell, Telus, mais ce n’était pas nécessairement des ententes très faciles. Ils sont d’une taille qui leur permet d’avoir une certaine indépendance face aux plus petits qu’eux. Ça va nous permettre d’avoir des alternatives pour développer en région en collaboration avec Starlink ou d’autres entreprises. »

Selon M. Dufour, un projet de l’envergure de Starlink aura particulièrement besoin d’une présence locale.

« Starlink fait affaire à travers le monde. Imaginez le service à la clientèle en 180 langues. Ce serait mieux de passer par un intermédiaire. Les grandes corporations utilisent aussi seulement les cartes de crédit et ce n’est pas tout le monde qui peut les utiliser ou être autorisé à en utiliser. De faire affaire avec une entreprise locale pour desservir une communauté, ça permettrait de s’assurer un contact local avec les clients. »

Il est toutefois certain que l’arrivée d’un nouveau joueur et surtout d’une nouvelle technologie ne se fera pas sans heurts.

« Ça se peut que certains joueurs tombent s’ils ne sont pas préparés ou s’ils n’arrivent pas à s’adapter, pense Sébastien Roy, professeur à la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke. Le moment est venu pour ce genre de système. »

« Ça va demander des investissements aux compagnies existantes pour pouvoir suivre, ajoute M. Dufour. Ça va faire rentrer tout le monde dans une certaine discipline. »

Simon Roberge, Initiative de journalisme local, La Tribune