Télétravail: Mirabel ne respecterait pas les consignes

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Le Syndicat des employés municipaux de Mirabel, affilié à la CSN, dénonce l’entêtement de la Ville à ne pas prioriser le télétravail partout où c’est possible de le faire, tel que le recommande le gouvernement du Québec depuis décembre dernier. Il accuse le fait que des employés sont obligés de se présenter sur leur lieu de travail, sous peine de voir leur salaire coupé, alors que du télétravail pourrait «aisément» être effectué.

Selon le site du gouvernement du Québec, en lien avec la pandémie de COVID-19, le télétravail est obligatoire pour tous les employés, et ce, jusqu’au 7 février inclusivement. Seules les personnes qui doivent réaliser des activités jugées «prioritaires» par les ministères et les organismes publics ont droit de se retrouver au sein de leur milieu de travail. Par prioritaire, on veut dire des tâches qui ne peuvent être réalisées en télétravail.

Or, selon le Syndicat des employés municipaux de Mirabel, la direction exige une plus grande présence au bureau malgré le fait que celle-ci ne soit pas justifiée vu la nature du travail à accomplir. «Pourquoi obliger des employés à se présenter au travail alors que leur présence n’est absolument pas nécessaire pour assurer les services aux citoyens?», de s’interroger Anabel Millette, présidente du Syndicat, rappelant que Mirabel est située dans une zone rouge qui s’étend jusqu’à Mont-Tremblant.

Pas une première

L’organisation syndicale avance même que certains employés ont été mis à pied au lieu d’être redirigés vers le télétravail. «Alors que plus de 2 000 cas par jour sont répertoriés, Mirabel devrait faire preuve de rigueur et de sens des responsabilités. Ce n’est pas le temps de tenter de contourner les recommandations, mais bien de donner l’exemple et de participer à l’effort collectif pour qu’enfin nous puissions espérer un retour à la normale», de poursuivre la présidente, Mme Millette.

Ce n’est pas la première fois que le Syndicat observe une problématique en lien avec la pandémie et le milieu de travail. Au printemps dernier, lors de la première vague, des représentants ont dû «intervenir» pour que les édifices municipaux se conforment aux directives de la Santé publique. Mme Millette ajoute d’ailleurs que si la Ville ne se conforme pas aux directives gouvernementales, le Syndicat en informera la Direction de santé publique.

Votre hebdomadaire a joint la Ville de Mirabel afin d’obtenir une réaction de la part de responsables. Par courriel, la directrice du Service des communications, Caroline Thibault, affirme que «la Ville de Mirabel respecte les consignes de la Santé publique et celles de la CNESST concernant le télétravail et l’ensemble des mesures sanitaires».

Nicolas Parent, Initiative de journalisme local, L'Éveil