Troilus : un très grand potentiel

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Avec les 580 000 onces d’or récemment inférées, la valeur potentielle de la propriété de Troilus, au nord-est de Chibougamau, s’évalue provisoirement à environ huit millions d’onces.

Avec ces quantités, assure le géologue en chef de Troilus, Bertrand Brassard, la firme s’élève au niveau des jours majeurs au Québec et à un niveau important au Canada.

Il faudra tout de même attendre pour avoir un constat plus juste du potentiel de la propriété.

« Il y a eu d’autres forages entre septembre et décembre 2020, dont on attend les résultats, explique Bertrand Brassard. Les laboratoires au Québec sont submergés. Il y a beaucoup de forages actuellement. »

Plus de 100 000 hectares

D’une part, la compagnie basée à Toronto,mais bénéficiant d’investissements québécois, notamment du Fonds de solidarité de la FTQ, n’a pas encore ausculté l’ensemble de sa propriété.

Par des transactions avec le gouvernement québécois et d’autres minières, la propriété de Troilus est passée de 16 000 hectares à plus de 100 000hectares, qui n’ont pas encore été pleinement prospectés.

De surcroit,il faut préciser qu’une quantité inférée possède un certain degré de certitude,mais n’est pas une quantité garantie à 100%. Il s’agit du stade précédant indiqué, puis avéré.

« Nous aurions besoin de forages supplémentaires pour transférer dans la catégorie indiqué », explique Bertrand Brassard.

Des consultations avec les Cris

Avec la pandémie de COVID-19,Troilus a perdu six mois d’exploration et d’études géotechniques.En 2021, la compagnie veut continuer les forages et faire différentes études, dont une de faisabilité. « Ça nous dira le financement qui sera nécessaire, explique M. Brassard. Jusqu’à quelle profondeur forer, etc. »

Troilus compte poursuivre les consultations avec le Grand Conseil des Cris et la Première Nation de Mistissini.

L’eau s’est accumulée au fil des ans dans les mines à ciel ouvert,mais le dénoyage a déjà commencé et devrait se poursuivre, préalable à de probables travaux d’agrandissements.

Vendre ou exploiter

En fait, la propriété Troilus pourrait être miseen exploitation d’ici quelques années, mais le géologue en chef ne peut pas dire pour l’instant si la compagnie le fera elle-même.

« Troilus est une compagnie junior, précise-t-il. Habituellement, les compagnies junior font de la prospection, de la mise en valeur. On peut vendre ou exploiter, nous ne savons pas encore. Ça dépendra comment évoluent les marchés. »

Selon les estimations, la mine a un cycle de vie de 22 ans avec 246 000 onces d’or durant les 14 premières années.

Outre ses claims, Troilus posséderait pour 350 M$ USd’infrastructures : garages, routes, une station et des lignes électriques, une usine de traitement d’eau,etc. « Il faudrait rebâtir l’usine », concède le géologue. Il faudrait aussi rebâtir un camp, le précédent ayant été démantelé.

En août 2020, Troilus a été la première société au Canada à recevoir la certificationECOLOGO visant les entreprises d'exploration minière démontrant un engagement envers les pratiques exemplaires sur les plans environnemental et social.

La zone sud-ouest

C’est dans la zone sud-ouestque sesituent les 580 000 onces d’or inférées; cette zone est incluse dans les anciens dépôts de First Quantum, où deux mines à ciel ouvert ont déjà donné deux millions d’once d’or.

« Nous avons creusé plus profondément et de manière latérale dans ce secteur, explique Bertrand Brassard. Il y avait plus d’or qu’anticipé. »

« En seulement 12 mois », affirme le directeur général de Troilus, Justin Reid, « notre équipe de géologues a découvert et analysé […] ce qui pourrait être les résultats les plus signifiants de nouveaux forages dans la ceinture de roches vertes de Frôtet-Evans depuis la découverte de la mine Troilus, il y a 35 ans. »

Denis Lord, Initiative de journalisme local, La Sentinelle