«On trouve du renard roux absolument partout à Laval»

Stéphane St-Amour, Initiative de journalisme local
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Bien qu’on ne remarque pas leur présence, les renards roux sont «absolument partout» sur l’île Jésus, affirme le biologiste Alexandre Choquet.

On les retrouve «autant au centre-ville que dans les milieux naturels et en grande quantité», poursuit-il, précisant que leur discrétion tient au fait qu’ils «chassent plutôt la nuit».

À l’emploi du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Laval, ce spécialiste des milieux naturels rassure les citadins. «Le renard roux ne pose absolument aucun danger. Il se sauvera à la moindre occasion devant un humain ou un chien». Toutefois, la nuit tombée, il chasse les chats, prévient-il.

Aux randonneurs qui auraient un jour la chance de croiser la route d’un de ces mammifères carnivores et souhaiteraient immortaliser la rencontre en photo, M. Choquet suggère d’être le plus silencieux possible considérant qu’il s’agisse d’«un animal extrêmement alerte et craintif».

Le 23 octobre dernier, un renard roux a été aperçu en plein jour tout au bord de l’avenue des Bois, à la jonction du boulevard Jolibourg, une route où la circulation est pourtant dense et rapide.

En observant la photo que nous a transmise un citoyen, le biologiste avance qu’il pourrait s’agir d'un jeune renard «peut-être simplement curieux ou téméraire».

«Ce n'est pas étonnant de le voir proche de la route, puisque c'est un animal qui apprécie les milieux ouverts», écrit-il dans un échange de courriels. Sans compter que «son territoire s'étend probablement autant au nord qu'au sud de l'avenue des Bois» dans le secteur de Sainte-Dorothée.

Cela dit, la disparition du corridor boisé qui servait de zone tampon entre le sentier pédestre et l’avenue des Bois peut expliquer la surprenante présence de ce jeune renard aux abords d’une voie aussi rapide.

À cet égard, Alexandre Choquet rappelle qu’«une grande proportion du fossé est maintenant dégagée et permet des déplacements plus aisés» quant à la faune fréquentant le boisé environnant.

La bonne nouvelle cependant, c’est que «l'écoulement de l'eau dans le fossé (qui est actuellement stoppé par les travaux) de même que les plantations prévues dans la bande riveraine devraient éventuellement rétablir une barrière naturelle qui limiterait les points d'entrée du renard vers la route», termine le spécialiste.

Stéphane St-Amour, Initiative de journalisme local, Courrier Laval