Un gin bio valsourcien

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Un gin biologique sera très bientôt produit directement à Val-des-Sources. L’entreprise Birster s’est installée dans le parc industriel et pourrait commencer la distribution dans quelques semaines à peine.

« On est sur les derniers milles, assure Guillaume Birster, vice-président de l’entreprise qu’il dirige avec son frère. On fait des produits biologiques et le processus est plus long. Les bouteilles et les étiquettes s’en viennent. Il faut aussi attendre les analyses en laboratoire de la SAQ. Pour notre premier lot, ce sera en février et on pense plus au mois de mars avant qu’il se retrouve sur les tablettes. »

La Distillerie Birster, nommée ainsi en l’honneur du père de Guillaume décédé il y a deux ans, proposera un gin avec une touche « florale ».

« On parle d’un gin assez classique qui se mélange bien en cocktail, explique Guillaume Birster. On explore avec la racine de l’orpin rose. On travaille aussi avec la canneberge du Québec. »

L’entreprise s’inscrit dans la volonté de la région de se diversifier au niveau économique.

« Pour l’instant, notre plan est de rentrer dans les SAQ et ensuite ce sera à nous de vendre notre produit aux succursales, mentionne M. Birster. Éventuellement, c’est dans nos plans de vendre au lieu de production, mais la contrainte c’est qu’on doit le vendre au même prix que la SAQ. »

Engouement

Depuis une vingtaine d’années, la popularité du gin a explosé en raison notamment de son utilisation pour de nombreux cocktails. Plus de 90 gins sont produits au Québec aujourd’hui.

« Il y a vraiment un engouement, confirme Guillaume Birster. La raison pour laquelle on fait beaucoup de gin au Québec, c’est parce que c’est un produit qu’on peut sortir rapidement. Pour le rhum, les lois canadiennes demandent une maturation d’au moins un an, donc il n’y a pas beaucoup de compagnies qui peuvent attendre un an avant de vendre une première bouteille. »

C’est d’ailleurs dans les plans d’avenir de l’entreprise de Val-des-Sources de produire un rhum.

« On veut développer un rhum de mélasse 100 % biologique, ajoute-t-il. On essaie de le travailler un peu comme les rhums jamaïcains avec des notes de bananes et d’ananas. On travaille là-dessus. »

Simon Roberge, Initiative de journalisme local, La Tribune