Des gymnases mis à l'amende pour avoir rouvert leurs portes en zone rouge

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QUÉBEC — Les propriétaires de centres de conditionnement physique n'ont pas tous renoncé à défier les mesures sanitaires.

À Québec, les policiers ont mis à l'amende un gymnase qui s'obstinait à rester ouvert, malgré les restrictions visant à freiner la propagation de la COVID-19 en zone rouge.

Le Gym Olympe a reçu une première visite du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) jeudi.

Un rapport d'infraction général doit être transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales à la suite de cette intervention, indique David Pelletier, porte-parole du SPVQ .

L'établissement situé le boulevard Hamel continuait toutefois de faire fi des directives vendredi avant-midi.

Le gymnase et les deux clients qui se trouvaient à l'intérieur ont cette fois écopé d'une amende de 1000 $ chacun, car les policiers avaient depuis obtenu l'autorisation d'émettre des constats portatifs sur-le-champ.

«L'intervention s'est bien déroulée. On a obtenu une bonne collaboration auprès des clients qui ont quitté les lieux rapidement», rapporte le relationniste du corps policier.

À Thetford Mines, un propriétaire de salle d'entraînement physique a également été frappé d'une amende, jeudi soir, pour avoir poursuivi ses activités même si la région de Chaudière-Appalaches se trouve au palier d'alerte maximale du gouvernement.

Le sergent Yves Simoneau précise qu'il aura à s'acquitter de la somme de 1546 $ avec les frais.

Deux clients étaient sur place au moment de la visite des policiers. Ils ont quitté l'établissement après avoir été avisés des règles en vigueur, affirme le sergent.

En difficulté financière, les propriétaires de quelque 200 centres de conditionnement physique, de yoga, de danse et d'arts martiaux avaient menacé de rouvrir leurs portes cette semaine.

Ils plaidaient que leurs établissements — dont la fermeture a été prolongée de quatre semaines — ne constituent pas un secteur d'éclosion et qu'ils contribuent à la bonne santé de leurs abonnés.

Le gouvernement de François Legault a toutefois refroidi ce mouvement en statuant que les contrevenants, qu'ils soient propriétaires ou clients, s'exposeraient à des amendes.

«Lorsqu'on constate que des personnes ne respectent pas le décret, on va intervenir et elles sont passibles d'un constat d'infraction de 1000 à 6000 $», prévient David Pelletier du SPVQ.

La Presse Canadienne