Un investissement historique

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Quartier excentré situé à l’extrême pointe est de l’île Jésus, Saint-François devrait normalement être le théâtre cette année d’une mise en chantier espérée depuis plus de 10 ans.

Selon les échéanciers, l’appel d’offres pour la construction du Centre de services de proximité de l'Est serait lancé au printemps en vue d’une première pelletée de terre au mois d’août sur le site de la défunte usine pétrochimique BASF. Le terrain est situé à la jonction de la paroisse Saint-Noël-Chabanel et du quartier Val-des-Ruisseaux.

Selon toute vraisemblance, cette infrastructure estimée à 30 M$ représente le plus gros investissement municipal dans l’histoire de ce secteur de Laval.

En fait, il s’agit du 4e projet en importance au plan triennal d’immobilisations budgété par la Ville derrière l’usine de biométhanisation (195 M$), le complexe aquatique (64 M$) et le poste de gendarmerie dans l'ouest (52 M$).

Les travaux s’échelonneraient sur deux ans et demi pour une livraison projetée en 2024.

La Municipalité présente ce futur centre à la fois comme un «milieu de vie et un site d’accueil, d’information et de prestation de services municipaux de proximité».

Outre les locaux communautaires polyvalents et une salle de diffusion, le bâtiment abritera la bibliothèque municipale Marius-Barbeau et le poste de police de quartier qu’on y relocalisera.

Rappelons que ce projet est dans les cartons depuis la fermeture en 2010 du seul centre communautaire du secteur pour des raisons d’insalubrité.

Si l’administration Demers projetait au départ investir 5 M$ dans un immeuble pour y faire cohabiter un centre communautaire et la bibliothèque, le développement accéléré des secteurs Saint-François et Duvernay-Est provoqué par l’avènement du pont de l’autoroute 25 en 2011 aura incité les autorités municipales à revoir les plans.

Le centre s’implantera au quadrant sud-est de l’avenue Marcel-Villeneuve et du pont A-25 dans le prolongement de la rue Angèle, laquelle assurera l’accès principal au centre.

Dans la foulée de cette future implantation, la Ville a procédé l’automne dernier aux travaux de démolition des dalles en béton et des fondations de la défunte usine BASF, fermée depuis 35 ans. Du coup, elle procédait au retrait des infrastructures souterraines et du pavage de ses anciens chemins d’accès.

«Ce Centre sera le joyau de l’Est de Laval», s’était enthousiasmé le conseiller municipal du district, Éric Morasse, lors d’une séance du conseil municipal l’automne dernier, expliquant que l’immeuble de 4400 mètres carrés nicherait au cœur d’un grand parc de 16 hectares.

De fait, les plans prévoient «un aménagement paysager qui met en valeur le caractère naturel du site», précise la Ville.

Par exemple, le hall d’entrée du Centre de services se prolongerait à l’extérieur sur le parvis menant à un belvédère surplombant l’un des milieux humides du secteur.

À cet égard, l’architecte paysagiste affecté au projet, Maxime Brisebois, faisait valoir lors d’une récente soirée d’information en visioconférence que «tous les éléments» seraient mis en place «pour assurer la régénération des milieux existants et assurer une biodiversité autant au niveau de la flore que de la faune».

Stéphane St-Amour, Initiative de journalisme local, Courrier Laval