Un premier long-métrage pour Philippe Cormier

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Philippe Cormier vient tout juste de terminer le tournage de son premier long-métrage Lorsque le cœur dérange, dans sa ville natale dans les Laurentides. À seulement 20 ans, il a réalisé ce drame psychologique qui devrait sortir en 2021.

Le film raconte l’histoire d’une femme d’une trentaine d’années, Bénédicte, qui sombre dans une psychose alors qu’elle est réanimée à l’hôpital suite à son propre meurtre. La santé mentale, qui est un des thèmes principaux dans cette œuvre, intéresse particulièrement le jeune réalisateur. « La psychose est un phénomène qui m’est tout à fait inconnu. Je voulais en apprendre plus à ce sujet et je suis allé à la Société québécoise de la schizophrénie avec la comédienne principale, Rebecca Gibian. Nous avons parlé à une personne qui avait fait une psychose et aussi son intervenante. Ça nous a permis de mieux construire le rôle », explique Philippe.

Le tournage a duré du 11 au 22 octobre. Le lendemain, Philippe se sentait déjà nostalgique de cette première expérience. Celle-ci a été assez intense puisque toutes les scènes ont été filmées dans l’espace de 12 jours.

« Ça a été vraiment formateur et ça m’a aidé à créer des liens et des contacts avec beaucoup de personnes. »

Ayant étudié en cinéma au Cégep de Saint-Jérôme, Philippe avait déjà appris beau-coup sur le domaine et il croit que cette expérience lui a été bénéfique. Il continue par ailleurs ses études à l’UQAM en scénarisation. « Le tournage du long-métrage m’a vraiment appris à gérer mon stress et à faire confiance aux gens qui m’entourent. Chacun connaît son rôle et sait ce qu’il doit faire. C’est certain que sur un plateau, l’apprentissage est beaucoup plus condensé et rapide, mais dans les deux cas, j’en suis sorti grandi. »

Selon le réalisateur, le plus gros défi durant le tournage a été la gestion du temps. Comme ce projet était autofinancé, l’équipe devait filmer un nombre important d’heures durant une journée pour maximiser leur temps. « Je crois que les 3 mois de répétition avant ont été très importants, justement pour que les acteurs soient prêts et sachent où ils s’en allaient. »

Réaliser un film en temps de COVID a été une expérience assez complexe selon Philippe. Il devait commencer le tournage au mois de juin, mais en raison des mesures sanitaires, il a reporté au mois d’août puis d’octobre. La ville de Labelle, où se déroulait le tournage, n’était pas en zone rouge, ce qui a pu faciliter le processus. D’ailleurs, il était important pour Philipe d’aller tourner dans sa ville natale : « J’ai trouvé ça vraiment le fun de faire découvrir les Laurentides aux comédiens et à mon entourage. En plus, la communauté était vraiment présente et accueillante. Beaucoup de commerces ont accepté de nous recevoir pour filmer gratuitement, ce qui a vraiment aidé ! »

Philippe est déjà dans l’écriture de son deuxième long-métrage et réalise aussi un balado Bavarder avec Cormier qui est renouvelé pour une deuxième saison.

Marie-Catherine Goudreau, Initiative de journalisme local, Journal Accès