Un retour en Minganie à la course

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Dimanche le 20 décembre en matinée, les villageois d’Aguanish, de l’Île-Michon et de Natashquan ont pu observer Guillaume Hubermont, l’animateur de Boréale 138 à Radio-Canada et son amie Carolane Pitre rentrer dans leur village au pas de course! Un marathon complet, donc 42,2 kilomètres, a été couru par nos athlètes et ce, en 4 heures et 10 minutes.

Guillaume a habité le village de Natashquan entre les années 2007 et 2015. Amoureux de la région, il a choisi ce lieu pour y faire son premier marathon. Un trajet très symbolique pour l’ancien habitant de Natashquan.

Carolane, Septilienne et grande sportive, a encouragé son coéquipier dans ce grand défi. Et c’était probablement nécessaire puisque la préparation d’un marathon dure trois mois et comporte maints défis!

Selon Guillaume, on se doit d’être préparé physiquement et psychologiquement afin d’éviter des blessures fâcheuses. Pour ce marathon, le défi était encore plus grand puisque préparé dans des conditions météorologiques pas toujours avantageuses ou loin d’être agréables. La motivation et parfois même les crampons devaient être présents pour sortir courir au moins trois fois par semaine en pleines saisons automnale et hivernale!

Cela fait plusieurs années que Guillaume recherche une discipline. Le confinement et les activités restreintes l’ont motivé à se lancer. Un grand défi pour Guillaume qui ne pratiquait pas ce sport il y a à peine 8 mois.

Du kilomètre 1328 à la maison de Gilles Vigneault

C’est le long de la plage de Nabissipi, au kilomètre 1328, que nos coureurs ont débuté leur marathon. Après une trentaine de kilomètres, Carolane a senti quelques étourdissements. Ils ont donc ralenti la cadence qui leur aurait permis de réussir leur course dans un temps plus court. Mais Guillaume souligne que le but n’est pas d’atteindre le meilleur temps, mais bien de compléter le défi avec tous les coureurs.

La course est un dépassement de soi. Selon Guillaume, durant une course, on frappe toujours un mur. Le but est de prendre le contrôle sur notre mental afin de dépasser nos limites. Cela se fait en pleine conscience de nos capacités et donc de manière sécuritaire.

Pour nos coureurs, ce parcours était féérique. Cela porte à la contemplation du paysage et à la méditation. Guillaume suggère ce parcours aux marathoniens. Il souligne qu’un demi-marathon peut aussi se faire à partir du village de l’Île-Michon et se terminerait devant la maison Saint-Dilon à Natashquan.

En terminant sa course, Guillaume croyait qu’il ne referait plus de marathon complet. Il trouvait sa gageure exagérée. Mais de retour chez lui à Sept-Îles, il se demande quand serait son prochain défi.

Julie Sauvé, Initiative de journalisme local, Le Portageur