Une ado fabrique des couvertures pour les itinérants

·3 min read

Soucieuse de donner une deuxième vie à des sacs de plastique destinés à polluer l’environnement, Clara Macaluso a décidé d’en faire quelque chose d’utile. Inspirée par une vidéo en ligne, l’adolescente de 14 ans a décidé de fabriquer des couvertures pour itinérants à base de ces sacs.

«J’ai vu toute la dégradation de l’environnement et je pensais qu’on ne pouvait rien faire», raconte l’élève au programme d’éducation internationale à la polyvalente Jean-Jacques-Bertrand. Après avoir vu une vidéo inspirante en ligne, elle a publié une annonce sur Facebook, par l’entremise de son père Marco, pour obtenir les sacs de plastique qui dorment chez les gens.

Son père, qui habite Saint-Ignace-de-Stanbridge, la véhicule d’un endroit à l’autre pour récupérer les sacs donnés par leurs concitoyens. Les gens peuvent aussi les déposer au bureau des loisirs de Bedford, au 14 rue Philippe-Côté, dans la boîte blanche qui se trouve près de la porte 7.

«Plein de monde m’a donné des sacs», se réjouit la jeune philanthrope. L’entreprise de Farnham Gelpac a même répondu à son appel et lui a remis des sacs de plastique mal imprimés ou mal coupés qui devaient être jetés.

«Je ne pensais pas que ça deviendrait aussi gros !», admet-elle.

Elle a commencé à couper ces sacs en lanières qu’elle attachera bout à bout. Ces lanières remplaceront la laine traditionnellement utilisée pour tricoter une couverture.

Puis, elle apprendra le crochet grâce à des tutoriels en ligne. Lorsque contactée par La Voix de l’Est, elle attendait ses outils pour commencer à crocheter les couvertures.

«Je veux demander aux gens s’ils veulent s’impliquer avec moi. C’est vraiment le fun à faire et il y a plein de gens qui font du crochet.»

Ultimement, lorsque la situation sanitaire le permettra, en plus de remettre des couvertures à des itinérants à Montréal, Clara souhaiterait leur montrer comment faire du crochet et leur fournir le matériel pour qu’ils puissent fabriquer leur propre couverture.

Avec son projet, elle souhaitait toucher plusieurs facettes de notre société, autant en aidant les sans-abri qu’en donnant une seconde vie à des sacs de plastique. Elle peut dire : mission réussie !

Les aînées au tricot

Un groupe d’aînées a aussi trouvé ce loisir pour occuper leur temps, à la résidence Excelsoins de Cowansville. Depuis déjà un moment, Thérèse Roy Paradis tricote des matelas avec des lanières de plastique qui protègent aussi les sacs de couchage pour les itinérants.

Ce produit permet notamment de couper le contact direct entre le sac de couchage et le sol glacial. Mme Roy Paradis a commencé son projet avec des sacs de lait, mais le nombre nécessaire était important pour un seul matelas.

«Avec l’aide d’un travailleur en usine, elle a obtenu des lanières de plastique coupées qu’elle doit démêler et assembler. Munie de trois aiguilles, elle tricote son matelas-protège sac de couchage pendant 10 jours», raconte la responsable des loisirs de la résidence, Nicole Bacri, dans un communiqué.

Mme Roy Paradis a par ailleurs convaincu plusieurs résidentes à participer à son projet. Même si elles ne peuvent pas se réunir pour tricoter ensemble, elles continuent le travail pour confectionner différents items, avec de la laine ou des lanières de plastique.

L’abbé Claude Paradis s’assure ensuite d’acheminer les dons aux itinérants montréalais.

Cynthia Laflamme, Initiative de journalisme local, La Voix de l'Est