Une année bien remplie pour Lorraine Richard

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Paul St-Pierre Plamondon a été élu chef du Parti québécois en octobre 2020. Ce dernier n’est pas élu à l’Assemblée nationale. Comment sont les relations avec le nouveau chef?

Le fait qu’il soit un chef qui ne soit pas présent faisait partie de mes craintes. Par contre, je suis très heureuse de constater que Paul est présent à l’Assemblée nationale tous les jours. Il participe à la préparation pour la période des questions. Paul a son plan de match pour les prochaines élections. C’est aussi quelqu’un qui s’intéresse et qui assimile les problématiques très rapidement.

Au cours, de la dernière année, l’attention médiatique a été tournée vers le gouvernement en raison de la pandémie. Comment avez-vous trouvé votre rôle d’opposition dans les circonstances ?

Avec la petite équipe qu’on a au Parti québécois, moi je trouve qu’on a été une opposition extrêmement efficace. On a été capable d’être sur tous les dossiers prioritaires dans lesquels on devait poser des questions, mais aussi d’être capable de proposer des solutions et dans plusieurs cas, le gouvernement a écouté nos propositions.

Comment s’est déroulé le travail au niveau du comté avec les complications provoquées par la pandémie?

La dernière année a été très remplie parce qu’en plus du travail de députée, je devais aussi siéger sur la Commission Laurent. Je dirais que les deux premiers mois de la pandémie ont été très intenses. L’important pour moi était de m’assurer à ce moment-là que dans chaque milieu on puisse avoir la bonne information. La pandémie a démontré les problèmes par rapport au service de santé dans la région. J’ai du intervenir à plusieurs reprises pour m’assurer que le recrutement de personnel se fasse et qu’on prenne soin du personnel qui était déjà présent.

Qu’avez vous pensé de la gestion de la pandémie par le gouvernement du Québec, en particulier celle reliée au Temps des fêtes, où le gouvernement a annoncé pratiquement un deuxième confinement?

Je trouve que le message du gouvernement n’est pas clair. On a même pu le constater lorsque la région est passée en zone orange et les règles n’étaient pas bien définies. Le gouvernement doit envoyer aux directions régionales de Santé des consignes nettes. Les gens faisaient beaucoup d’interprétation. D’ailleurs, on a vu au cours de la pandémie des messages contradictoires ou certains ratés de la part du gouvernement. Déjà qu’on a des gens qui ne croient pas à la pandémie, il est donc important d’avoir un message rassurant et cohérent pour que les gens adhèrent au plan de match.

Le rapport de la Commission Laurent sur laquelle vous avez siégé sera bientôt déposé. Comment vous assurer que les recommandations du rapport soient mises en œuvre et que celui-ci ne soit pas tabletté?

Tout d’abord, il s’agissait de la première fois que quatre élus siégeaient sur une commission. Cela démontre qu’il n’y a pas de partisanerie politique dans ce dossier. Je suis confiante que ce rapport ne sera pas tabletté et que le gouvernement et le ministre responsable du dossier, Lionel Carmant, vont agir.

Quels seront les dossiers prioritaires pour vous pour l’année 2021?

C’est évident qu’avec la pandémie, l’une de mes priorités sera qu’on puisse avoir le personnel suffisant pour vacciner le plus de gens possible sur notre territoire. On a un immense territoire et certains villages ne sont pas reliés à un accès routier. Il s’agira de tout un défi logistique.

Il y a également le dossier de la relocalisation des résidents de Pointe-Parent. On a eu beaucoup de discussion avec le ministre des Affaires autochtones, Ian Lafrenière. Je vais suivre ce dossier pour m’assurer que le tout puisse avoir une fin heureuse pour tous les gens de Pointe-Parent.

Il reste que l’année 2021 sera encore marquée par la pandémie parce que c’est notre réalité. Après le 11 janvier, si les gens n’ont pas écouté les consignes, malheureusement, on risque de ne pas avoir un bon bilan. Jusqu’à présent, les gens ont respecté les consignes, mais il y a eu quelques relâchements ce qui cause une hausse des cas. Cela fait partie de mes priorités parce que je sais que le système de santé n’est plus capable de suffire à la demande.

Vincent Berrouard, Initiative de journalisme local, Le Nord-Côtier